Bruxelles, 13/06/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne juge qu'il est encore trop tôt pour présenter des propositions législatives en faveur du secteur du lait et des produits laitiers, dans un rapport publié vendredi 13 juin, qui dresse le bilan de la mise en oeuvre du 'paquet lait de 2012'.
« Les perspectives actuelles pour les marchés laitiers mondiaux restent largement positives. Néanmoins, des doutes subsistent sur la capacité du cadre réglementaire de l'UE à faire face à des épisodes d'extrême volatilité des marchés ou à une situation de crise après la fin du régime des quotas, en particulier pour garantir un développement équilibré de la production laitière dans l'ensemble de l'Union européenne et éviter une concentration extrême dans les zones les plus productives », peut-on lire dans le rapport, qui ne contient pas de propositions législatives.
Le rapport comporte une partie sur les effets du paquet lait dans les 'régions défavorisées', mais il est trop tôt pour en tirer des conclusions, expliquent des experts. Le rapport montre que les volumes de production de lait dans les régions défavorisées sont en baisse en Estonie, en Grèce et en Pologne, tandis qu'ils sont en hausse en Allemagne, en Irlande, en Lettonie et en Autriche. L'Espagne a enregistré une forte augmentation de la production, en particulier dans les régions à faible densité de population (près de 40% des livraisons nationales). Les États membres n'ont pas signalé d'effet significatif du paquet lait sur le secteur laitier dans les régions défavorisées, « en particulier parce que les dispositions n'ont été mises en oeuvre que récemment et que la période d'application effective de cette législation a été trop brève », explique la Commission.
Pour le reste, le rapport est très factuel: - les contrats entre agriculteurs et transformateurs sont devenus obligatoires dans 12 États membres (Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, France, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie et Slovaquie) ; - dans certains autres (Belgique, Royaume-Uni), des codes de bonne conduite ont été conclus entre les organisations de producteurs et de transformateurs ; - des dispositions nationales relatives à la reconnaissance des organisations de producteurs (OP) ont permis la reconnaissance officielle de 228 OP dans six États membres (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie et République tchèque) ; - dans quatre de ces États membres (Allemagne, Espagne, France et République tchèque), les OP ont mené des négociations collectives portant sur 4 à 33% du total des livraisons ; - deux États membres (France et Italie) ont mis en place des règles visant à réguler l'offre de certains fromages bénéficiant d'une AOP/IGP. (LC)