Bruxelles 02/06/2014 (Agence Europe) - Nouvelle offensive contre l'intention de la Commission européenne d'autoriser prochainement dans l'UE la culture du maïs génétiquement modifié TC 1507 de Pioneer-Dupont malgré l'opposition politique de 19 États membres de l'UE (EUROPE 11022). Dans un courrier adressé lundi 2 juin au commissaire européen à la Santé, Tonio Borg, l'organisation Testbiotech (Institute for Independent Impact assessment in Biotechnology - Institut pour des évaluations d'impact indépendante dans le domaine des biotechnologies) réitère son appel à stopper l'autorisation programmée de ce maïs transgénique dont elle estime que les risques pour la santé et l'environnement n'ont pas pu être correctement évalués.
En cause: une déclaration que l'Autorité européenne de sécurité des aliments a faite en réponse à deux rapports critiques de Testbiotech - déclaration qui, selon l'ONG, est loin d'être convaincante, puisqu'elle n'invalide pas deux points cruciaux qu'avait soulevés l'ONG. En effet, de l'avis de Testbiotech, l'EFSA entreprend principalement de défendre sa propre évaluation des risques, mais n'apporte pas la moindre preuve permettant d'infirmer l'existence d'un manque criant de données pertinentes et suffisamment fiables.
« Étant donné que le cadre réglementaire de l'UE met tellement l'accent sur le principe de précaution, la Commission européenne doit rejeter la déclaration de l'EFSA et suspendre l'autorisation du maïs 1507 », souligne le courrier adressé au commissaire.
« L'analyse de la déclaration de l'EFSA montre de manière évidente que les données existantes ne sont pas suffisantes pour exclure des risques pour la santé humaine et l'environnement. Au contraire, certaines des lacunes dans les connaissances en deviennent même plus évidentes. Tonio Borg doit maintenant montrer qu'il est capable de fournir les normes de sécurité les plus élevées qu'exige la réglementation de l'UE », précise, dans un communiqué son signataire, Chritoph Then.
Les rapports de Testbiotech, adressés à la Commission européenne et à l'EFSA, se concentraient sur les faiblesses de l'évaluation des risques et le manque de données fiables. Invitée par la Commission (DG SANCO) à examiner l'assise scientifique de ces rapports, l'EFSA a déclaré qu'elle « n'a pas identifié de nouveaux éléments scientifiques nécessitant de revoir les conclusions antérieures auxquelles est parvenu le groupe scientifique sur les OGM à propos de la sécurité du maïs 1507 ». Pour en savoir plus: http://www.testbiotech.org/node/1055 (AN)