Bruxelles, 02/06/2014 (Agence Europe) - Avec sa communication « Une vie décente pour tous: de la vision à l'action collective », présentée lundi 2 juin, la Commission européenne entend aider l'Union européenne à affiner sa position pour la négociation à l'ONU du nouveau cadre global pour le développement au-delà de 2015, après l'expiration des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Cette communication énonce les principes clés sur lesquels devrait reposer ce cadre universel et recense les domaines prioritaires, assortis chacun d'objectifs potentiels pour l'après-2015, en tant qu'étape vers la fixation d'un nombre limité d'objectifs de développement durable.
« Un nouveau cadre est nécessaire pour que la communauté internationale se mobilise et s'attaque aux défis inextricablement liés, qui consistent à éliminer la pauvreté et à améliorer le bien-être, tout en garantissant un progrès durable dans les limites de notre planète. Le programme des Nations unies pour l'après-2015 devrait avoir un caractère universel et apporter une réponse globale pour tous », déclare Janez Potocnik, commissaire européen à l'Environnement. Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, rappelle que « pour la première fois le monde dispose de la technologie et des ressources pour éradiquer l'extrême pauvreté de notre vivant et pour garantir une vie décente pour tous à l'horizon 2030 ». Ce constat est au coeur de la vision européenne et onusienne du futur cadre (EUROPE 10930/10874).
De l'avis de la Commission, les trois principes qui devraient guider ce futur cadre sont: 1) l'universalité et la différenciation pour tenir compte des circonstances nationales ; 2) un agenda transformatif qui intègre les trois dimensions du développement durable et s'attaque aussi aux nouveaux défis ; 3) la responsabilité, la transparence et le suivi effectif des progrès réalisés.
Les domaines prioritaires pour lesquels la Commission propose des objectifs potentiels, non chiffrés à ce stade, sont les suivants: - éradiquer l'extrême pauvreté ; - s'attaquer aux inégalités; - sécurité alimentaire et nutrition, agriculture durable ; - santé ; - éducation ; - égalité des sexes et émancipation des femmes ; - eau et assainissement ; - énergie durable ; - plein emploi et travail décent pour tous ; croissance inclusive et durable ; - des villes et des établissements humains durables ; - consommation et production durable ; - océans et mers (gestion durable) ; - biodiversité et forêts ; - dégradation des sols, y compris la désertification et la sécheresse ; - droits humains, État de droit, bonne gouvernance et institutions efficaces ; - des sociétés pacifiques.
Cette communication va être soumise à l'examen du Parlement européen et du Conseil. La position de l'UE alimentera la préparation du rapport du secrétaire général des Nations unies attendu cette année. Les conclusions du groupe de travail onusien devraient être publiées en juillet prochain. (AN)