Bruxelles, 02/06/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a salué, dimanche 1er juin, la libération, le 30 mai, de syndicalistes et de travailleurs du textile qui avaient été accusés en lien avec les manifestations de début de janvier des ouvriers du textile qui demandaient une augmentation de salaires. « L'UE espère que ce dernier développement indique un changement positif après la détérioration récente de la situation de la liberté de réunion à Phnom Penh et le harcèlement récurrent des syndicalistes », a souligné le Service européen pour l'action extérieure.
Le tribunal municipal de la capitale, Phnom Penh, a jugé coupables des charges liées à des manifestations violentes, vendredi 30 mai, 23 militants syndicaux et deux mineurs, mais les a libérés. Quatre ont été condamnés à des amendes d'environ 1 500 euros.
L'UE a encouragé le gouvernement royal du Cambodge à accélérer la restauration de la liberté de réunion et des droits des travailleurs et des syndicalistes et à publier les résultats de l'enquête sur les meurtres d'au moins quatre personnes lors d'une des manifestations. Les forces de l'ordre auraient tiré sur les manifestants. Leur répression aurait fait aussi des dizaines de blessés. Le bureau des droits de l'homme des Nations unies mais aussi l'Organisation internationale du travail ont appelé à une enquête.
« L'UE demande à toutes les parties prenantes de s'engager dans le développement d'un dialogue constructif sur l'amélioration des relations industrielles », a ajouté le SEAE. Le Service diplomatique a rappelé que l'UE était le plus grand marché pour les exportations du Cambodge, « en particulier pour le secteur de l'habillement », et prévenu que l'Union et ses citoyens attachaient « une grande importance au respect des droits fondamentaux ». (CG)