Bruxelles, 09/05/2014 (Agence Europe) - L'industrie bancaire met en garde contre l'impact cumulé de la nouvelle réglementation financière sur sa capacité à financer l'économie.
« Ces dernières années, les banques ont été sujettes à plusieurs vagues de nouvelles réglementations provoquant une restructuration majeure du secteur. L'impact cumulé de ces réformes demeure néanmoins flou. Il y a un risque que ces nouvelles mesures limitent la capacité des banques à financer l'économie », a déclaré Christian Clausen, le président de la Fédération bancaire européenne (FBE), vendredi 9 mai à Athènes à l'issue d'une réunion de 32 présidents d'associations nationales membres de l'organisation, selon un communiqué.
S'engageant à participer activement à l'analyse de la solidité du secteur bancaire qu'effectuent la BCE et l'Autorité bancaire européenne (ABE), la FBE critique deux propositions législatives sur la table. Elle se dit profondément inquiète de la proposition de la Commission européenne visant à réformer la structure du secteur bancaire, à travers l'interdiction de la négociation sur compte propre et la filialisation d'autres activités d'investissement (EUROPE 11007). Selon elle, cette réforme aura un impact négatif sur les activités de la banque d'investissement. Les compétences et outils attribués aux superviseurs dans le cadre d'autres réformes (paquet législatif 'CRD IV', mécanismes uniques de supervision et de résolution bancaires) afin de limiter la prise de risque excessive devraient d'abord être appliqués et leur impact cumulé analysé, considère l'industrie.
TTF. La volonté de 11 États membres de taxer les transactions sur les actions et certains produits dérivés d'ici à fin 2014 constitue un autre sujet d'inquiétude (EUROPE 11073). La FBE met en garde contre l'augmentation des coûts qui affectera les ménages et les entreprises, une fois la TTF en place. Et de s'alarmer des effets extraterritoriaux de cette taxation sur les pays n'y participant pas. (MB)