Bruxelles, 28/04/2014 (Agence Europe) - Lors d'un discours de campagne en Bulgarie, dimanche 27 avril à Sofia, Jean-Claude Juncker, le candidat du parti PPE au poste de président de la Commission européenne, a évoqué la possibilité de mettre fin progressivement au mécanisme de coopération et vérification (MCV), qui s'applique à la Bulgarie et à la Roumanie (EUROPE 11002).
La Commission européenne avait présenté, le 22 janvier, un rapport plutôt positif sur les efforts entrepris par la Roumanie pour améliorer l'indépendance du système judiciaire et l'intégrité des institutions. Elle s'était montrée en revanche un peu moins convaincue par la Bulgarie dont elle a qualifié les efforts d'encore « insuffisants ». Cela faisait dix-huit mois que la Bulgarie n'avait pas fait l'objet d'un rapport de la Commission au titre du MCV.
Au cours des cinq prochaines années (mandat de la prochaine Commission européenne), l'UE décidera de l'avenir de ce MCV, a dit Jean-Claude Juncker dans un discours prononcé devant des militants à Sofia. « Je connais bien l'importance que revêt le MCV pour la Bulgarie. Je sais que cela a souvent été un outil utile pour soutenir les réformes et un pouvoir judiciaire indépendant en Bulgarie », a dit le candidat du PPE. En tant que président de la Commission, « je travaillerai en faveur du plein respect de l'État de droit et d'une lutte déterminée contre la corruption dans les 28 pays de l'UE », a insisté M. Juncker. Il croit en l'État de droit et aussi à l'égalité de traitement entre les pays. C'est pourquoi, il a salué l'initiative de José Manuel Barroso, président de la Commission, d'introduire progressivement un mécanisme d'État de droit pour tous les pays de l'UE. M. Juncker va continuer ce travail et espère que cela permettra d'aboutir à « la suppression progressive du mécanisme de coopération et vérification sous ma présidence ».
M. Juncker favorable à l'adhésion de la Bulgarie à l'espace Schengen
L'ancien Premier ministre luxembourgeois a rappelé qu'au cours des cinq prochaines années l'Union européenne devra également décider si la Bulgarie deviendra un membre à part entière de l'espace Schengen. Et M. Juncker y est favorable, car il estime que la Bulgarie « remplit les conditions d'adhésion à part entière à l'espace Schengen ». Il est donc « grand temps » que les citoyens bulgares puissent faire usage de leur droit à la libre circulation, qui est l'une des plus grandes réalisations de la construction européenne, a déclaré M. Juncker. C'est pour lui quelque chose qui est « non négociable ».
Par ailleurs, il a plaidé pour une véritable politique commune en matière d'énergie. « Je n'accepterais jamais que des millions de citoyens ici en Bulgarie connaissent une coupure de gaz pendant des semaines en plein hiver . Si nous n'avons pas assez de gaz en provenance de l'est, nous devrions être en mesure de compenser ce manque par un approvisionnement en provenance de l'ouest, a conclu M. Juncker. (LC)