Bruxelles, 28/03/2014 (Agence Europe) - Depuis la révolution en 2011, la Libye a fait des progrès sur la voie de la transition démocratique, mais les défis fondamentaux demeurent, a souligné la Commission européenne dans son rapport sur la politique européenne de voisinage en Libye publié jeudi 27 mars. Selon elle, en 2013, la situation sécuritaire s'est détériorée et le paysage politique est de plus en plus « fragmenté et polarisé ». Trois ans après la révolution, la situation est «toujours instable et volatile ».
« Le problème central qui empêche la stabilité post-conflit et la sécurité est l'absence d'un règlement politique global », explique la Commission, soulignant que « le défi le plus immédiat est d'arriver à un accord consensuel sur un règlement politique qui remette le processus de transition sur les rails et résolve les problèmes principaux ». Elle cite le fonctionnement de l'État, les rôles et la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, la réconciliation nationale, la justice transitionnelle et la répartition des richesses et des ressources nationales. « L'un des principaux défis pour 2014 sera le processus de rédaction de la nouvelle Constitution », ajoute la Commission.
Le rapport appelle aussi à des progrès en termes de sécurité, dont un ordre public assuré par « des agents d'application de la loi professionnels » et non des milices, le contrôle et la gestion des frontières, le contrôle des armes et la lutte contre le terrorisme, la traite des êtres humains, la contrebande et le crime organisé. L'UE reste préoccupée par la situation des droits de l'homme, dont celle des réfugiés. (CG)