Bruxelles, 28/03/2014 (Agence Europe) - Les Européens ont critiqué, les 27 et 28 mars, la décision du gouvernement turc de bloquer la plateforme vidéo YouTube, après la diffusion d'enregistrements pirates le mettant en cause. « C'est un autre geste désespéré et triste en Turquie », a souligné la commissaire Neelie Kroes (Numérique) exprimant son « soutien à tous les partisans de la vraie liberté et de la démocratie » « La liberté de partager des informations doit être respectée, toute limitation doit être proportionnée », a dit le commissaire Stefan Füle. Les commissaires se demandent « où (le Premier ministre turc Recep Tayyip) Erdogan va-t-il s'arrêter ? ». Pour Hannes Swoboda (S&D, autrichien), « en bloquant YouTube, Erdogan montre sa volonté de limiter la liberté individuelle à tous prix. Il abime fortement l'image de la Turquie ». Guy Verhofstadt (ADLE, belge) s'est demandé quel site sera la prochaine victime (« Facebook, Google ? »). « Bloquer le site de Youtube est disproportionné et complètement inutile, tant l'interdiction est contournée », a estimé Hélène Flautre (Verts/ALE, française). Selon elle, tout comme pour Twitter, le blocage va être critiqué par le président turc, Abdullah Gül, et annulé par la justice. (CG)