Bruxelles, 27/03/2014 (Agence Europe) - Si la coopération UE-Jordanie s'est maintenue et que le pays a continué à se réformer en 2013, malgré l'impact de la crise syrienne, la Jordanie doit poursuivre le processus de réformes et appliquer les lois adoptées, a dit la Commission européenne dans son rapport de progrès sur le pays, publié jeudi 27 mars.
Selon elle, la Jordanie doit poursuivre la « construction d'un système politique plus consensuel, inclusif, participatif et ouvert », ce qui nécessite la modification du cadre juridique électoral. Il faut renforcer l'indépendance et l'impartialité du pouvoir judiciaire et sa capacité administrative, ajoute la Commission, précisant qu'en 2013 « aucun progrès n'est à signaler dans l'amélioration de l'efficacité et de l'indépendance de la magistrature ». Le pays doit prendre des mesures législatives et réglementaires pour améliorer l'environnement des affaires et de l'investissement, poursuivre la réforme fiscale et la modernisation des institutions de contrôle des finances publiques, en lien avec la lutte contre la corruption, « grave sujet de préoccupation » de l'UE.
Dénonçant les atteintes à la liberté d'expression et des médias, la Commission souhaite des progrès, notamment sur la modification du code pénal. Des efforts sont aussi nécessaires pour assurer la liberté d'association. (CG)