Bruxelles, 27/03/2014 (Agence Europe) - Le COREPER (Comité des représentants permanents des États membres auprès de l'UE) a approuvé, mercredi 26 mars, à l'unanimité, le préaccord sur la stratégie européenne établissant un réseau de stations de rechargement de carburants de substitution au pétrole.
Cet accord informel avait été ficelé jeudi 20 mars en trilogue interinstitutionnel. Il prévoit que les États membres fournissent à la Commission européenne leurs plans nationaux de stations de recharge pour l'électricité, le gaz naturel et liquéfié ainsi que l'hydrogène entre 2020 et 2030 (détails dans EUROPE 11043). L'accord entre le Conseil et le Parlement n'a pas repris les objectifs quantifiés, ambitieux et contraignants proposés par la Commission. Le Parlement s'est plié aux exigences du Conseil, car les eurodéputés recommandaient de conserver ces quotas, mais divisés par deux.
Pour l'organisation Transport & Environment, il s'agit d'une occasion manquée. Elle déplore qu'aucun objectif contraignant n'apparaisse dans le texte et donc « prolonge » la période de l'énergie fossile et d'un transport responsable d'émissions élevées de carbone.
Le Parlement adoptera l'accord lors de la séance plénière d'avril à Strasbourg, mais sera amené à revoter à la rentrée sur le texte revu et corrigé par les services linguistiques et juridiques. Le Conseil devra encore adopter formellement le texte, qui entrera en vigueur vingt jours après publication du texte au Journal officiel de l'UE, donc d'ici à la fin de l'année. (MD)