Bruxelles, 27/03/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne espère que le 1er versement de l'aide macro-financière d'un milliard d'euros aura lieu en juin.
Les conditions que l'UE fixera au versement de son aide seront « pleinement en ligne avec celles du FMI », a déclaré le porte-parole du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, jeudi 27 mars. Il a rappelé qu'un programme d'assistance macro-financière de l'UE d'un montant de 610 milliards d'euros était déjà en place et qu'un plan additionnel, d'un montant d'1 milliard d'euros, faisait toujours l'objet de négociations avec les autorités ukrainiennes, notamment sur les conditions attachées à cette nouvelle aide, et devra in fine être approuvé par les États membres (EUROPE 11042). Il a refusé de commenter la mesure selon laquelle le prix du gaz allait augmenter de 50% pour les citoyens ukrainiens. En Ukraine, les prix de l'énergie sont « fortement subventionnés et constituent une lourde charge pour les finances publiques », avait noté M. Rehn, recommandant des mesures spécifiques pour protéger les populations vulnérables d'une éventuelle hausse des tarifs, la semaine dernière lors de la présentation de la proposition d'aide additionnelle d'un milliard d'euros.
La Commission a accueilli favorablement l'annonce, le même jour, d'un accord au niveau technique entre le FMI et l'Ukraine portant sur un programme de réformes économiques soutenu par une aide située entre 14 et 18 milliards de dollars. Cet accord devrait être entériné en avril. « Le soutien financier de la communauté internationale que ce programme débloquera s'élève à 27 milliards de dollars sur les deux prochaines années », a déclaré Nikolay Gueorguiev, le chef de la mission du FMI, dans un communiqué. Et d'ajouter: « Le programme de réformes sera focalisé sur les secteurs clés suivants: les politiques monétaires et de change, les politiques budgétaires, le secteur énergétique, la gouvernance, la transparence et l'environnement des affaires ».
La solidité du secteur bancaire ukrainien sera renforcée à travers des mesures de recapitalisation et une supervision accrue de la banque centrale. L'objectif des mesures budgétaires sera de ramener le déficit public de 4,5% en 2013 à 2,5% en 2016, principalement à travers une réduction des dépenses tout en protégeant les populations vulnérables. Le gazier Naftogaz fera l'objet d'une restructuration visant à réduire ses coûts et ses comptes seront soumis à des audits trimestriels indépendants. (MB)