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Bulletin Quotidien Europe N° 11048
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chine

équipements télécoms, pas d'enquête antidumping européenne

Bruxelles, 27/03/2014 (Agence Europe) - Une enquête antisubventions reste néanmoins pendante contre les fournisseurs chinois, mais l'exécutif européen privilégie une solution négociée pour boucler l'affaire.

À la veille de la toute première visite d'un chef de l'État chinois en Europe, avec la venue le 31 mars à Bruxelles du président Xi Jinping, les tensions commerciales entre l'UE et la Chine s'apaisent comme par enchantement. Après le règlement à l'amiable, ces deux dernières semaines, des deux enquêtes antidumping chinoises - visant d'une part le polysilicium allemand et d'autre part les vins français, espagnols et italiens - qui a permis d'enterrer la hache de guerre dans l'affaire des panneaux solaires, la Commission adoucit sa position sur un dossier qui traîne depuis deux ans, celui des subventions aux équipementiers télécoms chinois.

La Commission a en effet révisé sa décision de principe du 15 mai 2013 d'ouvrir des enquêtes ex officio (id est de sa propre initiative) antidumping et antisubventions sur les importations d'équipements de télécommunications mobiles chinois, a annoncé le commissaire Karel De Gucht devant la presse, jeudi 27 mars. L'enquête antidumping ne sera pas poursuivie, mais l'enquête antisubventions reste pendante, pour laisser la possibilité de trouver une solution négociée sur ce dossier. « Il y a un certain nombre de demandes que nous aimerions voir acceptées avant de prendre une décision sur le dossier des subventions, qui constitue le vrai problème. J'aimerais aboutir à une solution d'ici à la réunion du dialogue économique et commercial avec la Chine, qui devrait avoir lieu fin juin ou début juillet à Bruxelles », a ajouté le commissaire.

Une analyse plus poussée a montré que l'essence des problèmes posés par la concurrence chinoise sur le marché européen réside dans le subventionnement des réseaux de télécommunications mobiles en Chine, précisait peu après la Commission, dans un communiqué. La décision de principe concernant l'enquête anti subventions reste donc pendante mais n'est pas activée pour le moment pour permettre la poursuite des négociations avec les autorités chinoises en vue d'un règlement à l'amiable, ajoutait-elle. « Cette décision est une étape importante pour répondre à ce dossier dans son intégralité. Je suis heureux que l'UE et la Chine ont récemment su résoudre un certain nombre de frictions commerciales, telles que les cas du polysilicium et du vin, où la Chine a mis fin à son enquête sans imposer aucune taxe antidumping », se félicitait M. De Gucht.

Les soupçons de la Commission portent sur les équipements de réseaux de télécoms (2G, 3G et 4G) chinois mais pas les terminaux (téléphones, modems et tablettes). La Commission ne mentionne pas les noms des firmes chinoises visées, mais il est connu que les deux grands groupes chinois installés sur ce marché, Huawei et ZTE, sont soupçonnés de bénéficier de soutiens publics sous forme de crédits à taux préférentiel. L'exécutif européen considère que les équipementiers télécoms européens, le Suédois Ericsson, le Finlandais Nokia Siemens et le Français Alcatel-Lucent, sont pénalisés par les prix cassés pratiqués par leurs concurrents chinois sur le marché européen, mais renoncent à porter plainte par crainte d'éventuelles représailles contre leurs activités sur un marché chinois en pleine expansion. (EH)

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