Bruxelles, 03/02/2014 (Agence Europe) - Les syndicats restent sur leur faim après le vote sur le Ciel unique européen 2+, jeudi 30 janvier en commission des transports du Parlement européen. En dépit d'actions syndicales dans une dizaine d'États membres, les eurodéputés ont conservé la philosophie de la proposition de l'exécutif européen et recommandé une libéralisation des services d'appui dans la gestion du trafic aérien. Jugeant que les inquiétudes des travailleurs n'ont pas été prises en compte, la Fédération européenne des travailleurs du transport (ETF) redoute que ce paquet déstabilise le secteur et réponde aux seuls intérêts commerciaux des compagnies aériennes. Le secrétaire politique, François Ballestero, a critiqué l'introduction de services de navigation aérienne « low cost » dans toute l'Europe. La Fédération souhaite conserver une dimension « service public » à ce secteur. La séparation obligatoire de l'organe de surveillance de ces services et des fournisseurs de services est vivement critiquée, ainsi que le cadre de performance visant à réduire les coûts aux dépens de la sécurité. L'ETF estime que la diminution de plus de 22% des coûts dans les services de navigation aérienne prévue par la Commission européenne n'est pas réaliste. Les syndicats comptent sur le vote en plénière pour que le Parlement européen ajuste le tir. (MD)