Bruxelles, 03/02/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne était toujours incapable de se prononcer, lundi 3 février, sur la date de retour de la troïka' (Commission, BCE, FMI) à Athènes, alors que les représentants de créanciers de la Grèce étaient censés retourner dans le pays avant fin janvier.
Il y a deux semaines, le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, avait précisé que le trio institutionnel reviendrait dans la capitale grecque une fois que les autorités nationales auraient fini le travail sur place sur « les efforts de réformes budgétaires et structurelles ». Une source de l'eurozone a expliqué le retard par le fait que la 'troïka' voulait une garantie que ce voyage serait le dernier de sa quatrième mission de suivi, débutée en septembre et interrompue trois fois, même si les contacts se poursuivent à distance.
3ème plan d'aide ? Berlin serait en train d'étudier la possibilité d'une aide supplémentaire à la Grèce. Selon le magazine Der Spiegel, un document interne du ministère allemand des Finances évoquerait une assistance supplémentaire sous forme d'un rééchelonnement sur la dette qui toucherait principalement les créanciers publics, ou alors un troisième plan d'aide « limité ». L'assistance serait accompagnée d'une exigence marquée pour une mise en oeuvre plus rigoureuse des réformes en Grèce. Valeur totale de l'ensemble: entre 10 et 20 milliards d'euros. Sur la réduction de la dette, un porte-parole du ministère allemand des Finances a déclaré, cité par Reuters, qu'il n'y avait pas, officiellement, « de situation nouvelle ».
Des réunions se seraient en outre tenues lundi dernier, en marge de l'Eurogroupe, pour évoquer le financement du pays, qui s'arrête en principe à la mi-2014 pour l'eurozone (EUROPE 11006). (EL)