Bruxelles, 14/01/2014 (Agence Europe) - Alors que la nouvelle période de programmation des fonds structurels vient tout juste de commencer pour le cycle 2014-2020, les députés européens font le point sur les préparatifs des États membres pour mettre en oeuvre la réforme de la politique de cohésion. Les travaux déjà entamés en amont sont essentiels pour assurer l'efficacité des subventions européennes, insiste le Parlement européen.
Les eurodéputés ont adopté le rapport du Britannique Derek Vaughan (S&D) à ce sujet, mardi 14 janvier. Ils relèvent des écarts notables dans l'état de préparation, certains ayant déjà présenté des projets informels d'accord de partenariat (prévus d'être signés cet été), d'autres ayant pris plus de retard. Le PE souligne que les nouveaux États membres de l'UE (UE-12) sont bien avancés dans leurs préparatifs en comparaison au noyau des anciens États membres (UE-15). Pour les États membres les plus avancés, les préparatifs avaient déjà commencé dès 2010 et les projets d'accords de partenariat et de programmes opérationnels avaient déjà été soumis de façon informelle à l'exécutif européen en juin et juillet 2013.
Toutefois, c'est un état de fait que déplore la députée écologiste Karima Delli jugeant que cela nuit au processus démocratique. En effet, elle explique que « le calendrier pour établir les stratégies nationales et régionales s'est chevauché avec celui des négociations à huis clos entre les institutions européennes sur les règlements, sans qu'il y ait vraiment d'échanges d'informations ». Aussi, les députés admettent que l'avancement des préparatifs dépend largement de la capacité des autorités à investir du temps et de l'argent dans ces travaux préparatoires et à y consacrer du personnel. Les changements de gouvernement peuvent aussi être un frein aux préparatifs des prochains programmes opérationnels. Dès lors, les eurodéputés demandent que les États membres se dotent de systèmes permettant de garantir la poursuite des travaux entamés.
Par ailleurs, le PE prend note des enseignements tirés de la précédente période de programmation des fonds structurels et fait valoir que des priorités trop larges ont mené à des problèmes communs à tous les États membres. Les parlementaires insistent pour que les stratégies soient simplifiées et se concentrent sur des objectifs. (MD)