Bruxelles, 14/01/2014 (Agence Europe) - François Hollande lie l'avenir européen de la France à son voisin allemand. Lors de la conférence de presse de début d'année, le président français a fermement affirmé son attachement à l'Union européenne et a détaillé les travaux qui seront menés en commun avec Berlin en ce sens.
Affirmant que l'avenir de la France est aussi celui de l'Europe, et vice versa, François Hollande tient à ce qu'en 2014 la relance économique soit assurée, et plus seulement « pour colmater les brèches », alors que « la zone euro a été stabilisée » mais qu' « aucun pays n'en est sorti ». Pour ce faire, il entend travailler de concert avec la nouvelle coalition de la chancelière allemande, Angela Merkel, notamment lors d'un conseil ministériel le 19 février prochain. D'une part, à propos de la convergence économique et sociale. Il a estimé à ce sujet que la proposition d'un salaire minimum en Allemagne, dans le cadre de la grande coalition, est « un grand pas en avant » et a suggéré une harmonisation des règles fiscales entre les deux pays. D'autre part, la transition énergétique pourrait être un autre chantier commun, l'Allemagne ayant une longueur d'avance en matière d'énergies renouvelables et la France étant à l'avant-garde en matière de stockage. Le président français a évoqué la possibilité d'une grande entreprise commune, calquée sur le succès d'Airbus, en matière d'alliance énergétique. Enfin, le couple franco-allemand pourrait aussi être le moteur de l'Europe de la défense, a encore évoqué François Hollande.
De manière générale, à la veille des élections européennes, le chef d'État a voulu « rassurer les frileux de ne pas avoir peur de l'UE » mais plutôt « de craindre qu'elle ne s'affaiblisse et disparaisse ».
Centrafrique. Le président s'est également exprimé au sujet de la Centrafrique, affirmant que le 20 janvier des opérations pourraient être décidées en coopération avec ses partenaires européens aussi bien sur le plan sécuritaire qu'humanitaire. L'initiative politique aurait été prise pour que des forces du maintien de la paix viennent prendre le relais.
Réduction de la dépense publique. Le président français a réitéré, par ailleurs, sa volonté de « réduire la dépense publique » d'ici à la fin de son quinquennat. « Je suis attaché plus qu'aucun autre au maintien du service public, mais c'est le passage obligé pour réduire les déficits publics. C'est le préalable à toute baisse d'impôts, la condition pour la réalisation du pacte », a-t-il considéré, en référence au 'Pacte de responsabilité' qu'il a proposé et selon lequel les entreprises verraient leurs charges baisser en échange de créations d'emploi. Mais cette démarche « ne doit pas se traduire par un transfert de charges des entreprises vers les ménages », a-t-il indiqué.
M. Hollande a souligné que la France réaliserait en 2014 « 15 milliards d'économies » et dégagerait « 50 milliards de plus » d'ici à 2017, soit « 4% des dépenses collectives ». Parmi les réformes « structurelles » envisagées afin de réaliser des économies, il a évoqué la révision de l'organisation des territoires afin de supprimer les doublons existants en raison du millefeuille territorial français. (MD avec MB)