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Bulletin Quotidien Europe N° 10996
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INSTITUTIONNEL / (ae) commission

Michel Barnier de plus en plus candidat à la succession de Barroso

Bruxelles, 14/01/2014 (Agence Europe) - Alors que les prétendants se multiplient au sein de la famille du Parti populaire européen (PPE), le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, le Français Michel Barnier, a une nouvelle fois déclaré son intérêt pour être la tête de liste du parti pendant la campagne électorale, prétendant ainsi à la présidence de la Commission européenne.

« Chaque grande famille politique va choisir son candidat à la présidence de la Commission, pour le présenter au vote. C'est un vrai progrès. C'est dans ce cadre que mon nom est avancé. Si je suis choisi par le Parti populaire européen, je suis prêt à m'engager », a-t-il expliqué dans une interview accordée au Figaro, lundi 13 janvier. « Les cinq ans qui viennent doivent permettre à l'Europe de reprendre l'initiative: stratégie industrielle, politique d'infrastructures, marché unique, sécurité, immigration », a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, c'est l'ex-patron de l'Eurogroupe et ex-Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui avait marqué son intérêt, s'ajoutant ainsi à une liste de candidats encore officieux, les noms d'Enda Kenny, Premier ministre irlandais, ou de Donald Tusk, Premier ministre polonais, apparaissant également dans la course.

Les deux candidats ouvertement déclarés, MM. Barnier et Juncker, ne devraient en tout cas pas se lancer plus avant dans les Européennes, comme l'a indiqué M. Barnier. Si le commissaire français devait être choisi en mars à Dublin par son parti, alors il se lancerait dans la course des élections mais en « position non éligible » et en aucun cas « en tête de liste », a-t-il expliqué. Mais le commissaire ne se présenterait pas aux élections européennes s'il devait échouer à convaincre le PPE, a-t-il indiqué. Dans l'entourage de M. Juncker, on expliquait aussi la semaine dernière qu'il ne s'avérait pas nécessaire de se lancer dans les élections européennes en tant que candidat pour prétendre à être le candidat de son parti à la présidence de la Commission. Mais pour d'autres candidats d'autres partis politiques, c'est en revanche un préalable. « Pour Schulz ou Verhofstadt, oui, il faut être candidat aux élections », indiquait une source vendredi 10 janvier.

Pour la première fois, le résultat des partis politiques européens aux élections, qui se tiendront du 22 au 25 mai prochains, devra être pris en compte pour désigner le chef de la Commission européenne. C'est dans cette optique que les partis ont décidé de se doter d'une tête de liste pour mener la campagne, l'idée ayant été au départ de rendre plus démocratique le processus de sélection. Le choix du candidat restera toutefois toujours majoritairement le fait du Conseil. (SP)

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