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Bulletin Quotidien Europe N° 10986
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Snowden au PE, un geste inamical pour Washington, avertit un délégué

Bruxelles, 17/12/2013 (Agence Europe) - Auditionner Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA à l'origine du scandale des écoutes, comme souhaite le faire une partie du Parlement européen (le groupe CRE est contre et le PPE souhaite une audition en 'live') n'est pas une « très bonne idée », a fait savoir, mardi 17 décembre, le républicain américain Mike Rogers, lors d'une visite à Bruxelles. Venu rencontrer, entre autres, le président de la commission des Affaires étrangères, Elmar Brok (PPE, allemand), et le rapporteur de la commission d'enquête sur les écoutes, Claude Moraes (S&D, britannique), le patron du sous-comité « Intelligence » à la Chambre des représentants a jugé « pas bon » d'écouter « quelqu'un qui est recherché, qui a volé des documents (…), qui a mis en péril la sécurité ». Cette audition créerait Outre-Atlantique une réaction qui ne serait pas de nature à favoriser « un dialogue constructif entre les deux parties », en l'occurrence l'UE et les États-Unis, a même mis en garde le représentant. Autre mise en garde adressée aux Européens: des mesures radicales telles que la suspension de Safe Harbour ou des accords SWIFT ne seraient pas non plus les bienvenues et pourraient même, du moins pour Safe Harbour, « faire plus de mal aux entreprises européennes qu'à celles américaines », a encore dit Mike Rogers. Viviane Reding elle-même avait jugé la semaine dernière au PE peu pertinent de suspendre cet accord, supporté par près de 95% des entreprises européennes interrogées sur le sujet, avait expliqué la Luxembourgeoise. Pour le reste, le représentant américain a justifié les activités de la NSA et indiqué, sur la base des chiffres publics disponibles, que 54 complots, « États-Unis et UE combinés » avaient pu être déjoués grâce à ces programmes de surveillance. Mike Rogers a même avancé des statistiques selon lesquelles « pour un complot déjoué aux États-Unis par la NSA, trois autres le sont en Europe ». Ces affirmations sont intervenues alors que la veille, aux États-Unis, un juge fédéral a jugé « illégaux » ces programmes de surveillance et estimé qu'aucune preuve n'existait que ces dispositifs aient pu prévenir quelque attentat que ce soit. Claude Moraes doit présenter ce mercredi son rapport préliminaire. (SP)

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