Bruxelles, 22/11/2013 (Agence Europe) - Le Parlement européen a bel et bien lié l'amélioration des conditions de travail des migrants au Qatar à l'organisation de la Coupe du monde de football en 2022 dans le pays. Dans une résolution adoptée jeudi 21 novembre, les députés européens invitent instamment la Fédération internationale de football (FIFA) à envoyer « un message clair et fort » au pays afin que l'organisation et les préparatifs de cet événement sportif majeur ne soient pas « entachés par des allégations de travail forcé ». Alors que le pays manquera de main-d'oeuvre pour finaliser la construction des infrastructures nécessaires, il est estimé que 500 000 travailleurs migrants seront requis. Le Parlement, préoccupé par les conditions de travail de ceux-ci (apparentées à de l'esclavagisme par certains députés), a également fait pression sur les entreprises européennes qui participeront aux préparatifs pour qu'elles respectent les normes internationales en matière de droits de l'homme et du travail. Dans une plus large mesure, les députés européens demandent aussi aux autorités qataries d'adopter un projet de loi sur les travailleurs domestiques, resté dans les limbes à ce jour, et de ne pas punir des employés ayant fui leur employeur. Si les Verts et les socio-démocrates soutenaient cette résolution, les chrétiens-démocrates ont cependant émis quelques réserves sur ce dernier point. Une délégation de parlementaires se rendra dans le pays début 2014.
Bolivie et Bangladesh. Les députés européens ont également adopté une résolution demandant au Bangladesh d'assurer l'organisation prochaine d'élections dans la transparence et la non-violence, et aux autorités boliviennes de garantir un procès équitable et indépendant au Hongrois Elod Toaso et au Croate Mario Tadic, accusés de faire partie d'un groupe paramilitaire illégal, et de procéder à une enquête indépendante sur le décès lors d'une fusillade d'Arpád Magyarosi (roumain), de Michael Martin Dwyer (irlandais) et d'Eduardo Rózsa Flores (hongrois). (MD)