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Bulletin Quotidien Europe N° 10969
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Contractualisation des réformes, Dijsselbloem n'y croit « pas un instant »

Bruxelles, 22/11/2013 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, préfère conditionner l'attribution de délais supplémentaires pour assainir les finances à l'application de réformes.

Le ministre néerlandais ne croit « pas un instant » que des États réformeront leur économie en s'engageant contractuellement auprès de l'échelon européen, une démarche ouvrant la voie à une aide financière potentielle de la zone euro. « Si un pays n'est pas persuadé qu'il est dans son intérêt de se réformer et de se moderniser, on ne pourra pas le motiver de l'extérieur. Proposer une récompense contre une réforme ne me paraît pas judicieux. En revanche, je pense qu'il faut lier l'attribution de délais supplémentaires pour corriger ses déficits budgétaires à de plus strictes conditions de réformes », a-t-il déclaré dans une interview publiée par le quotidien français Les Échos du vendredi 22 novembre. Et de se dire « surpris par ces propositions qui ressemblent un peu à celles sur la nécessité des 'eurobonds' », instruments budgétaires de solidarité visant à mutualiser une partie de la dette souveraine des pays de la zone euro qu'il rejette car « cela ôte les incitations à mener une politique budgétaire saine ». Seule compte à ses yeux « la différenciation des taux d'intérêt donnés par les marchés financiers » qui donne « les bons signaux économiques ».

Interrogé sur la possibilité d'attribuer à l'eurozone un budget propre, un sujet à l'ordre du jour du Sommet européen de décembre, M. Dijsselbloem ne partage pas l'avis selon lequel une Union économique et monétaire ne peut pas fonctionner sans budget. « Pour avoir le moindre effet contra-cyclique, il faudrait que (ce budget) soit très important. Moi, je suis pour coordonner nos économies et combattre ensemble les risques, d'où la nécessité de l'union bancaire pour lutter contre les risques financiers », a-t-il considéré. (MB)

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