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Bulletin Quotidien Europe N° 10965
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Les ministres appellent à des efforts supplémentaires

Bruxelles, 18/11/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont appelé, le 18 novembre, à des progrès de la part de l'Ukraine afin de pouvoir signer l'accord d'association lors du sommet du Partenariat oriental à Vilnius, le 29 novembre, alors que le commissaire à l'Élargissement et à la Politique de voisinage, Stefan Füle, est à Kiev ce mardi 19 et rencontrera le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch. La Haute représentante, Catherine Ashton, a précisé que les ministres ont eu une bonne discussion et constaté les progrès dans un certain nombre de critères posés par l'UE. Ils soutiennent la mission des présidents Pat Cox et Aleksander Kwasniewski, a-t-elle précisé. Les ministres ont décidé de discuter, à huis clos, des progrès de l'Ukraine. Aucune décision n'a été prise quant à la signature ou non et la procédure qui pourrait être utilisée pour décider reste « incertaine », selon une source européenne.

Le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, a expliqué avant le Conseil que la mission travaille toujours et jusqu'à ce qu'elle finisse, « la discussion est prématurée », ajoutant que « Vilnius est à la fin de la semaine prochaine, nous verrons, c'est trop tôt ». « Le sommet de Vilnius peut encore être un sommet historique (…). Mais j'ai prévenu les autorités ukrainiennes à plusieurs reprises de ne pas laisser les différents points (à résoudre) pour la dernière minute. C'est ce qui est malheureusement arrivé, plaçant ainsi le résultat final dans l'incertitude », a souligné le Polonais Radoslaw Sikorski.

Faire les réformes nécessaires

Tout comme lors du Conseil du 21 octobre, les ministres ont appelé Kiev à agir. « Je lance un appel urgent à l'Ukraine pour agir maintenant, pour convenir d'un chemin viable pour la primauté du droit, et non pas de gagner du temps », a expliqué le ministre allemand Guido Westerwelle, rappelant que « le temps est compté ». Pour le Britannique David Livingston, « il est vital que l'UE soit claire envers l'Ukraine (…)nous voulons voir la signature à Vilnius mais (…) ce n'est pas encore garanti ». « Les réformes doivent être permanentes et irréversibles et non pas juste des réformes pour Noël », a-t-il expliqué. Pour le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn, « on ne joue pas avec l'Europe. Les conditions sont claires ». « Il est important de signer l'accord. Il faut encourager l'Ukraine à atteindre les conditions », a expliqué son homologue irlandais, Eamon Gilmore, précisant que si des progrès ont été faits sur la justice sélective, ils ne sont pas suffisants.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, a précisé que « tout est entre les mains du président Ianoukovitch. Nous avons une politique, je ne suis pas certain qu'il ait une politique ». L'Autrichien Michael Spindelegger a précisé qu'il chercherait à convaincre le président de « faire quelque chose », lors de leur rencontre le 21.

Timochenko, partie émergée de l'iceberg

« Nous voulons que l'Ukraine s'oriente vers l'Europe. Mais les pré-conditions doivent être remplies. Et cela inclut surtout l'état de droit. Pour ceci, le cas de (l'ancien Premier ministre) Mme Timochenko a sûrement une signification particulière », a expliqué son homologue allemand, Guido Westerwelle. Car plus que le cas Timochenko, les ministres s'attendent à des progrès sur l'état de droit. « Il faut une évolution positive sur la justice, ce n'est pas le cas d'une personne, c'est un cas emblématique (le cas Timochenko) mais plus généralement, c'est l'ensemble de la situation sur le plan des droits de l'homme, de l'état de droit que nous allons évaluer avec la Commission », a expliqué le ministre belge, Didier Reynders. Sur la même ligne, le ministre irlandais a précisé que tout ne porte pas sur le cas Timochenko mais « c'est un symbole, une indication d'où en est l'Ukraine sur la question de l'état de droit ».

Le parlement ukrainien, la Rada, se réunit du 19 au 22 novembre pour sa dernière session avant le sommet de Vilnius. Au cours de cette session, il pourrait adopter en deuxième lecture les lois électorale et sur le bureau du procureur général. Les députés essaieront également de se mettre d'accord sur une loi pour autoriser les prisonniers à se faire soigner à l'étranger, et ainsi permettre à Mme Timochenko de partir en Allemagne pour soigner ses hernies discales. (CG avec JK)

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