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Bulletin Quotidien Europe N° 10965
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

L'ONG 'Blue Fish' salue le compromis sur la pêche en eau profonde

Bruxelles, 18/11/2013 (Agence Europe) - 'Blue Fish', une association européenne (France, Espagne, Portugal, Irlande, Écosse, Allemagne…) créée en mars dernier pour promouvoir les bonnes pratiques des professionnels de la pêche, a salué, lundi 18 novembre, le compromis trouvé récemment en commission pêche du Parlement européen sur les activités de pêche en eau profonde (EUROPE 10957).

Le président de Blue Fish, le Français Olivier Le Nezet, estime que le texte voté en commission pêche du PE montre que les avis scientifiques ont été pris en compte, sachant qu'ils ne demandaient pas l'interdiction de la pêche en eau profonde. Les avis scientifiques du CIEM « mettent en avant que les ressources vont mieux pour certaines espèces et que cette activité de pêche peut se poursuivre », a expliqué Olivier Le Nezet. 'Blue Fish' espère que le Parlement européen suivra la même approche à une large majorité. La commission pêche a trouvé un compromis (19 voix pour, aucune contre et 4 abstentions) permettant la poursuite de la pêche des espèces dites d'eau profonde (sabre noir, grenadier de roche, lingue bleue…). La Commission proposait d'interdire en l'espace de deux ans les chaluts de fond.

Blue Fish estime que les stocks exploités par ce secteur de la pêche en eau profonde se sont reconstitués en l'espace de dix ans. « Cette pêcherie a transmis aux scientifiques plus de 35 000 traits de chaluts », a rappelé M. Le Nezet. Les zones où ces espèces sont pêchées sont des fonds meubles, « donc il n'y a pas d'impact sur les écosystèmes fragiles ». Ce poisson a une forte valeur ajoutée économique et sociale, a-t-il ajouté.

Pêche au bar. L'association 'Blue Fish défend un encadrement au niveau européen de la pêche au bar. L'eurodéputé Alain Cadec (PPE, français) a lui aussi demandé à la Commission européenne de mettre en place « un plan de gestion pluriannuel sur le bar au niveau européen pour mettre sous total admissible de captures et quotas cette espèce en danger. Il s'agit de réduire d'au moins 10% la pêche actuellement autorisée ». La France a mis en place une licence nationale bar, avec des mesures ambitieuses (repos biologique de 8 jours pendant la période de frai entre le 1er janvier et le 31 mars de chaque année, l'augmentation de la taille des maillages à 100 mm et la mise en place d'un réseau d'observateurs sur les navires pélagiques pêchant le bar). La pêche au bar est une spécialité de la France, mais les pêcheurs britanniques s'y sont mis récemment dans le but d'avoir une part du futur quota européen.

Par ailleurs, l'ONG estime que le plan de gestion de l'anguille et des civelles, qui comporte des éléments européens, « ne correspond pas à la réalité du terrain ».

TAC et quotas. Concernant les récentes propositions sur les TAC et quotas pour 2014, Blue Fish rappelle qu'on est passé de 7% des stocks de poissons gérés selon le principe du RMD (rendement maximal durable) en 2007 à 66% en 2013. « Ceci démontre que la ressource revient pour une bonne partie des espèces. Il faut améliorer les choses pour les 34% qui restent. Il faudra peut-être dans ce cas limiter les prises, comme l'églefin ou le cabillaud ». Selon Olivier Le Nezet, il faudra revoir le principe de précaution appliqué lorsque manquent les avis scientifiques. La Commission applique une baisse des prises de 20%, jugée excessive. (LC)

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