Bruxelles, 23/10/2013 (Agence Europe) - Cette première session du dialogue depuis la mise en place de la nouvelle administration chinoise préparera le sommet bilatéral des 21 et 22 novembre à Beijing.
Les frictions commerciales entre l'UE et la Chine seront au centre de l'ordre du jour de la quatrième réunion, le 24 octobre à Bruxelles, du dialogue économique et commercial de haut niveau instauré en 2008. Il s'agit de la première édition de ce dialogue depuis que les nouveaux dirigeants chinois Xi Jinping (président) et Li Keqiang (Premier ministre) ont été portés à la tête du régime début 2013. Elle préparera le prochain sommet bilatéral, où seront officiellement lancées les négociations pour un accord sur l'investissement.
Outre les questions commerciales, les parties, sous la présidence des commissaires Karel De Gucht (Commerce) et Oli Rehn (Affaires économiques et financières) côté européen, et du vice-Premier ministre Ma Kai côté chinois, aborderont les problèmes macroéconomiques internationaux, les sources de croissance, la politique industrielle et la coopération douanière. Sept ministres chinois seront aux côtés de M. Ma et, côté européen, le commissaire Algirdas Semeta (Fiscalité) participera aussi aux travaux.
« Cette réunion sera l'occasion de discuter de la manière d'améliorer notre collaboration pour identifier les points de friction potentiels avant qu'ils n'aient un impact sur nos relations économiques et commerciales », commentait M. De Gucht, à la veille du dialogue. Le commissaire va notamment demander aux autorités chinoises de mettre en oeuvre leur promesse de faciliter des consultations entre producteurs européens et chinois dans le cadre de l'enquête antidumping lancée par Beijing contre les vins européens et conformément à un arrangement suivant l'accord conclu fin juillet dans le dossier des panneaux solaires.
Les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 435 milliards d'euros en 2012, l'UE enregistrant alors un déficit de 122 milliards d'euros. Au cours des huit premiers mois de 2013, les exportations de l'UE, se situant à 96,8 milliards d'euros, sont restées stables, mais ses importations, se situant à 181,2 milliards d'euros, ont diminué de près de 6%, ce qui augure une nouvelle baisse du déficit européen en 2013. Les échanges de services se chiffraient à 50 milliards d'euros en 2012 et les flux d'investissements restent, eux, en-deçà de leur potentiel: les investissements directs étrangers (IDE) de l'UE en Chine ont atteint 17,5 milliards d'euros en 2011 (2% du total de ses IDE), ceux de la Chine dans l'UE 2,8 milliards d'euros (1% des IDE entrants dans l'UE). (EH)