Strasbourg, 23/10/2013 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE reconnaît les leçons positives tirées par la Commission européenne à propos des stratégies macrorégionales. Une évaluation des stratégies pour le Danube et la mer Baltique avait été présentée par l'institution en juillet. Le Conseil 'Affaires générales', réuni à Luxembourg le 22 octobre, a adopté ce rapport. Les ministres européens soutiennent ainsi l'approche macrorégionale, actuellement appliquée dans 15 pays, pour faire face à des problèmes communs, comme la pollution, le transport ou la criminalité.
Engagement actif. Le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, s'est félicité de « l'engagement actif » des États membres qu'il a jugé encourageant. « Notre étude adoptée aujourd'hui démontre que l'approche macrorégionale prend de plus en plus d'ampleur. Les États membres, les régions et les villes voient de plus en plus que la valeur de la coopération plus étroite pour résoudre des problèmes communs n'est pas seulement efficace en termes de résultats mais représente aussi un bon rapport coût/efficacité, dans un contexte de ressources limitées », a-t-il encore commenté.
Programmes et administration. Les États membres soulignent surtout l'importance d'aligner les stratégies macrorégionales sur les programmes cofinancés par l'UE dans le cadre de la politique de cohésion et insistent sur l'importance de robustes capacités administratives pour la gestion de ces stratégies. Le commissaire a d'ailleurs souligné le fait que la façon dont les pays et régions peuvent améliorer la gestion des stratégies macrorégionales sera discutée lors des Fora sur la Baltique et le Danube, les 28 et 29 octobre prochains à Vilnius.
De nouvelles stratégies. D'autres stratégies macrorégionales pourraient être mises sur pied. La Commission européenne pourrait soumettre des propositions au Conseil pour une stratégie adriatico-ionienne d'ici la fin de l'année ou l'année prochaine. L'Italie et la Grèce seraient particulièrement intéressées. Quant à une stratégie pour les régions alpines, la France y serait favorable, l'Allemagne moins et la Commission serait neutre. En effet, beaucoup d'initiatives transfrontalières ont été mises en place de façon volontaire et porteraient leurs fruits. (MD)