Luxembourg, 22/10/2013 (Agence Europe) - Si les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis le 21 octobre, ont discuté de la situation en Égypte, ils ont également pris note que le rapport de la Cour des comptes européenne sur 'la coopération de l'UE avec l'Égypte dans le domaine de la gouvernance (période 2007-2012)', publié le 18 juin 2013, « soulève des préoccupations au sujet des lacunes en matière de gestion des finances publiques » (EUROPE 10869). Ainsi, dans leurs conclusions, les ministres soulignent qu'il est utile que l'UE améliore l'efficacité de son dialogue politique sur la gouvernance et renforce la gestion de l'instrument d'appui budgétaire en Égypte. L'accent sur ??la gestion des finances publiques et la lutte contre la corruption doit aussi être renforcé dans les négociations pour un nouveau plan d'action.
Tout en expliquant que « l'efficacité reste la clé », les ministres insistent sur « l'importance de reconnaître le contexte politique et institutionnel complexe en Égypte pendant toute la période considérée ». L'efficacité des actions de l'UE dépend de l'environnement politique et vient en combinaison avec l'engagement des autorités, ajoutent-ils. Le Conseil souligne que la plupart des recommandations de la Cour ont été mises en application depuis la période étudiée, telles que le renforcement des règles internes de la Commission pour l'octroi de l'appui budgétaire. En outre, la révision de la Politique européenne de voisinage en 2011 « a marqué un effort significatif pour améliorer l'efficacité du soutien de l'UE », selon le Conseil, tout comme l'avait dit la Cour des comptes.
Pour la période 2007-2013, l'UE a alloué environ 1 milliard d'euros à l'Égypte et plus de la moitié de ces fonds ont transité par le Trésor égyptien. Le rapport critique l'aide européenne, la considérant comme « bien intentionnée mais inefficace ». (CG)