Strasbourg, 22/10/2013 (Agence Europe) - Le trilogue sur la réforme de la politique de cohésion n'a pas abouti lundi 22 octobre à Strasbourg. En cause: le maintien du blocage sur la conditionnalité macroéconomique. Un autre trilogue se tiendra ce mercredi 23 octobre, à Strasbourg.
Le chef de file du groupe S&D au Parlement européen, Hannes Swoboda, ne décolère pas. Il a jugé, au lendemain de l'échec de cet énième trilogue, que la manière dont le Conseil réagissait était « inacceptable ». « Le Conseil bloque un compromis », a-t-il lancé, rappelant que le Parlement avait toujours été opposé à cette conditionnalité macroéconomique, étant un « non-sens absolu » car « les régions seraient sanctionnées à deux reprises ». En effet, en cas de non-respect répété des injonctions macroéconomiques de l'UE, un pays pourrait connaître une suspension des versements des fonds structurels destinés aux régions. C'est d'autant plus inadmissible lorsqu'il s'agit de régions dont le taux de chômage est élevé, s'est insurgé M. Swoboda. C'est précisément sur les facteurs socio-économiques et les indicateurs de pauvreté ou de récession d'un pays que les négociateurs du Parlement essaient de jouer, pour atténuer au maximum l'impact de la conditionnalité macroéconomique, si elle devait être utilisée. Lundi soir, lors du trilogue, les parties ont discuté de la définition du champ d'application de la condition macroéconomique afin de clarifier le recours au mécanisme. Il s'agirait d'élaborer une série de formules sur base de ces facteurs déterminant le degré de suspension et d'établir le pourcentage maximum d'argent qui pourrait être suspendu en cas d'application, en dernier recours, de la conditionnalité macroéconomique.
Le rôle du Parlement dans la procédure de suspension a encore fait l'objet d'un échange de vues lundi soir. À ce stade, il semblerait désormais acquis, selon nos sources, que le Parlement serait impliqué dans toutes les étapes de la procédure, et ce même avant une quelconque décision. (MD)