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Bulletin Quotidien Europe N° 10948
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Grèce et Malte demandent une action décisive sur l'immigration

Bruxelles, 22/10/2013 (Agence Europe) - Les Premiers ministres grec et maltais, Antonis Samaras et Joseph Muscat, ont demandé, lundi 21 octobre, à l'Union européenne d'enclencher une « action décisive sur l'immigration illégale », rapportent les médias maltais. Le responsable grec a effectué une visite à Malte après le récent naufrage survenu entre ce pays et l'île de Lampedusa, qui avait fait 36 victimes, notamment des réfugiés syriens. Le Premier ministre devait aussi se rendre dans la journée en Italie, l'objectif de M. Samaras étant de préparer la présidence grecque de l'UE. À Malte, Antonis Samaras a expliqué que ces naufrages et les drames de l'immigration illégale sont un problème « humanitaire qui nécessite une réponse européenne », appelant les États membres à partager les « responsabilités ».

Jeudi et vendredi, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE, réunis à Bruxelles, seront appelés à prendre position sur les récents drames de l'immigration, le naufrage le plus tragique ayant fait plus de 350 victimes le 3 octobre dernier au large de Lampedusa. Un premier projet de conclusions se contentait de déplorer ces événements et remettait la question à l'ordre du jour d'un Conseil européen spécifique, prévu en juin 2014, dédié aux politiques migratoires européennes et à l'avenir des politiques européennes en matière de justice et affaires intérieures. L'objectif serait toutefois d'intensifier la discussion, la France ayant annoncé notamment son intention de travailler sur une stratégie en trois points (prévention, solidarité, protection). L'Italie compte également présenter un plan. Et selon un projet plus récent, le Conseil serait invité à réfléchir à des mesures sur le court terme, au renforcement de Frontex, à la coopération avec l'UNHCR ou l'EASO et à revenir sur ces travaux en décembre. Mais les conclusions devaient encore changer.

Mardi à Luxembourg, le Conseil de l'UE a formellement adopté le règlement EUROSUR, système qui va connecter beaucoup plus facilement les gardes-frontières et doit améliorer la détection en mer des navires en détresse. Dix-huit pays doivent commencer à utiliser le système en décembre. À cette occasion, certains États membres ont toutefois souhaité ajouter une déclaration, notamment les pays les plus confrontés aux flux migratoires comme l'Italie, l'Espagne, Malte, la Grèce ou encore la France. Ces pays s'opposent aux intentions de la Commission de donner à Frontex une mission de secours en mer et rappellent que cette compétence relève strictement des États membres. « EUROSUR contribuera à améliorer la protection des migrants et à sauver des vies parmi ceux-ci. Le Conseil rappelle que la recherche et le sauvetage en mer sont une compétence des États membres qu'ils exercent dans le cadre de conventions internationales », stipule cette déclaration. (SP)

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