Bruxelles, 18/07/2013 (Agence Europe) - L'inclusion des jeunes les plus défavorisés - ceux qui sont sans emploi et ne suivent ni formation, ni études (jeunes « NEET ») - est la priorité de la Présidence lituanienne du Conseil de l'UE. En matière d'éducation, les priorités lituaniennes vont à l'éducation de qualité correspondant aux besoins du marché du travail et ouverte sur les échanges internationaux, et à une éducation tournée vers les nouvelles technologies.
Les ministres lituaniens de l'Éducation et de la Science, Dainius Pavalkis, et de la Sécurité sociale et du Travail (et de la politique jeunesse), Algimanta Pabedinskiene, ont présenté, la semaine dernière, leurs priorités d'action aux députés de la commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen.
Éducation. La dimension internationale de l'enseignement supérieur est essentielle, il faut de la mobilité et des universités de qualité, a souligné M. Pavalkis. La Présidence lituanienne s'attachera à répondre à la récente communication de la Commission européenne sur l'internationalisation de l'enseignement supérieur avec l'adoption de conclusions lors de la session de novembre du conseil 'Éducation' (EUROPE 10886). Ces conclusions se pencheront aussi sur les travaux entamés par la Commission sur la modernisation de l'enseignement supérieur. La présidence abordera également pour la première fois l'éventualité pour l'UE d'être pionnière en matière d'enseignement, pour plus de systèmes efficaces et de qualité. L'importance de la formation professionnelle et la mise en place de systèmes plus ouverts sera également à l'ordre du jour. « Elle doit être possible pour tous les jeunes mais aussi pour les adultes. L'UE doit mettre l'accent sur certains aspects de la formation », a déclaré le ministre Pavalkis qui promet une collaboration étroite avec les ministres de l'Emploi en la matière.
L'explosion de l'enseignement par Internet retiendra également l'attention des ministres. Ce type d'enseignement ouvert devient très populaire et intéresse également les universités. Il peut favoriser l'apprentissage tout au long de la vie, a souligné le ministre, désireux de se pencher sur les défis posés par l'éducation ouverte (ou MOOC - massive open online course). Les ministres finaliseront également la mise en place du nouveau programme 'Erasmus +'. L'augmentation des ressources prévues pour le programme devrait permettre de consolider les actions proposées dans le programme a indiqué le ministre lituanien.
Jeunesse. L'inclusion des jeunes en difficultés sera au centre des préoccupations de la Présidence lituanienne. Rappelant que l'avenir de l'UE dépend des jeunes, qui sont la force vive du continent, Mme Pabedinskiene a indiqué qu'elle allait proposer des conclusions pour une remise en selle des jeunes « NEET », qui sont sans emploi, ne sont pas inscrits dans le circuit de l'enseignement et ne suivent aucune formation. « Si on veut résoudre les problèmes de ces jeunes, on doit disposer de mesures pour leur permettre de reprendre des études, de favoriser le passage vers un travail », a indiqué la ministre. Elle insiste sur l'importance d'impliquer tous les jeunes, y compris les jeunes en difficultés, à la vie sociale et citoyenne. Il faut développer leur esprit créatif et mieux utiliser leur potentiel, a-t-elle fait remarquer. Pour l'intégration des jeunes en difficulté, des solutions doivent être trouvées à tous les niveaux de pouvoir, en coopération interministérielle, selon des méthodes innovatrices et dans le cadre d'un dialogue structuré avec toutes les parties prenantes, a-t-elle insisté. Sur la question plus spécifique de l'emploi des jeunes, la Lituanie proposera une résolution du Conseil sur le contrat apprentissage, qui prévoit plus d'emplois pour les jeunes. Il faut impliquer les acteurs chargés de la politique sociale et la Commission pour se doter d'un système d'apprentissage de grande qualité, a déclaré la ministre. Le programme prévoit également des discussions sur la Garantie jeunesse, « qui offrira de véritables possibilités aux jeunes et leur évitera d'être trop longtemps hors du circuit professionnel », ainsi que sur la coopération entre les jeunes européens et les jeunes du Caucase. (IL)