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Bulletin Quotidien Europe N° 10891
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SOCIAL - ÉDUCATION - JEUNESSE / (ae) social

L'UE tente de mieux comprendre les effets de la crise

Bruxelles, 18/07/2013 (Agence Europe) - Pour pouvoir proposer un tableau de bord unique de la situation sociale dans les États membres, tel que prévu pour la dimension sociale du projet de l'Union économique et monétaire (UEM), un travail en amont est nécessaire pour disposer de nouveaux outils, tout en mettant à jour les instruments existants. Eurostat, l'Office européen de statistique de l'UE, vient ainsi de présenter, pour la première fois, « l'ensemble des statistiques sociales de l'UE réunies en une seule publication ». La Commission a, de son côté, examiné les problèmes qui existent pour obtenir des informations actualisées sur les évolutions sociales dans les pays de l'UE, surtout pour ceux qui sont le plus frappés par la crise et les mesures d'austérité budgétaire.

Le commissaire Laszlo Andor, chargé de l'Emploi et des Affaires sociales, l'a déjà souligné à plusieurs reprises: l'UE ne dispose pas de données suffisamment homogènes et actualisées pour avoir une image claire de l'état social de l'UE dans son ensemble. Une crise sociale est là, mais l'UE a encore du mal à se la représenter en détail. C'est pour cette raison que la Commission présentera, avant la fin de l'année, une proposition pour mettre en place un tableau de bord, dont l'objectif sera de donner une plus grande visibilité à la dimension sociale de l'UEM lors de la prise de décisions macroéconomiques, en vue de renforcer le suivi et la coordination des politiques sociales et de l'emploi.

Le tableau en question doit toutefois être alimenté par des données sûres, actualisées et homogènes. Eurostat a apporté, mercredi 17 juillet, une première contribution, en regroupant en un seul document un résumé complet des statistiques sociales disponibles. Celui-ci comporte sept chapitres consacrés à la population, la santé et la sécurité, l'enseignement et la formation, le marché du travail, les revenus et les conditions de vie, la protection sociale ainsi que la criminalité et la justice pénale.

Ces données s'avèrent cependant insuffisantes. Comme l'a noté la Commission dans un document de travail publié début juillet, « actuellement, au niveau de l'UE et des États membres, l'absence de données récentes sur la situation sociale des ménages entrave le suivi de la pauvreté et des inégalités, ainsi que de l'évaluation de l'impact de la crise et des réponses politiques sur les ménages ». Pour remédier à ce problème, la Commission propose ainsi de recourir à des « sources d'information qui vont au-delà des indicateurs plus traditionnels disponibles pour surveiller la pauvreté et les inégalités » et ce pour disposer de données nouvelles, d'une manière plus rapide et régulière.

Ces nouveaux indicateurs devraient notamment rendre plus nette l'image de la pauvreté et des effets de la crise au sein de l'UE, en prenant en compte: « Les premières estimations de la privation matérielle », dont la « pauvreté subjective » ; l'évolution du revenu disponible brut des ménages ; l'analyse des évolutions dans les revenus mensuels ; la possibilité de conduire des micro-simulations des évolutions à venir ; l'analyse de la « réponse comportementale des ménages en réaction à un choc sur le revenu » ; les « tendances dans la distributions des avantages sociaux ». (JK)

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