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Bulletin Quotidien Europe N° 10891
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Berlin passe de la pommade mais ne revient pas sur la prescription

Bruxelles, 18/07/2013 (Agence Europe) - Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, dont la visite à Athènes a mobilisé plus de 4 000 policiers, s'est dit très impressionné, jeudi 18 juillet, par ce que « la Grèce a déjà réalisé en matière de rééquilibrage budgétaire et de modernisation de l'économie ».

Lors d'une conférence avec notamment le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, M. Schaüble a mis les points sur les 'i'. « Il n'y a aucune manière de contourner les réformes structurelles et budgétaires ; il n'y a pas de raccourci commode », a-t-il déclaré.

L'Allemand a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu'un effacement d'une partie des créances grecques ne faisait pas partie des possibilités actuellement envisagées par les créanciers d'Athènes. « Mon conseil est de ne pas continuer cette discussion. Nous devons nous en tenir à ce qui a été convenu, le reste n'est pas dans le meilleur intérêt de la Grèce », a-t-il estimé. Interrogée sur des mesures budgétaires qui donneraient des résultats immédiats pour alléger l'endettement grec, une source européenne avait souligné récemment que l'accord passé entre les Dix-sept sur l'allègement du fardeau de la dette grecque s'inscrivait dans une stratégie à long terme, avec pour objectif final un ratio dette/PIB de 124% en 2020 et substantiellement inférieur à 110% en 2022. M. Stournaras avait confié à EUROPE qu'Athènes serait satisfaite avec une nouvelle baisse des taux d'intérêt fixés pour les prêts octroyés (EUROPE 10847).

M. Schaüble a, par ailleurs, confirmé la volonté allemande d'investir dans un fonds dont l'essence sera de fournir les entreprises grecques en liquidités.

Jeudi, la Commission européenne a salué l'adoption par le Parlement grec, la veille, d'un projet de loi destiné à assurer au pays le versement de la prochaine sous-tranche d'aide de 2,5 milliards d'euros. Dans les prochains jours, la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) se penchera sur la centaine d'articles composant la loi pour évaluer si celle-ci « est en pleine conformité avec les engagements pris », a déclaré Simon O'Connor, porte-parole du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn. Et de rappeler que d'autres mesures juridiques et administratives restent à prendre pour pouvoir tout biffer de la liste des actions préalables à ce décaissement. Selon une source européenne, sur recommandation de la 'troïka', le groupe de travail sur l'euro au Conseil tranchera sur ce versement mercredi 24 juillet.

La quasi-totalité des articles, dont le vote constituait symboliquement un premier test pour le gouvernement tout juste remanié, est passée sur le fil, avec 153 voix sur 293 députés présents. La dissolution de la police municipale a, quant à elle, reçu le soutien de 152 députés. Deux députés du Pasok, membre de la coalition gouvernementale, n'ont pas soutenu l'entièreté du paquet. Selon la presse grecque, le gouvernement réfléchissait, jeudi, à la manière de resserrer les rangs. Un événement non sans précédent, qui avait mené par le passé à l'exclusion pure et simple des députés qui avaient voté à contresens du gouvernement. Conformément aux réclamations de la 'troïka', le texte prévoit un dégraissement radical de la fonction publique. (EL)

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