Bruxelles, 27/06/2013 (Agence Europe) - Le Conseil européen doit « maintenir un haut niveau d'ambition » dans son action en faveur de la croissance et de l'emploi, a estimé le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, jeudi 27 juin à l'issue d'un sommet des libéraux qui s'est tenu en marge du Sommet.
Les libéraux se préparent doucement aux élections et n'ont pas l'intention de changer leur discours quant au remède approprié à la crise. M. Watson a réitéré que les politiques d'austérité devaient se poursuivre « pour assurer un meilleur avenir » aux citoyens européens. Et si cette stratégie peu prendre « plus de temps qu'envisagé » pour montrer des résultats, « les États sont sur le bon chemin de la reprise », a-t-il estimé. Ce n'est pas « un message impopulaire » pour la population qui tend à reconnaître l'ampleur des problèmes nécessitant d'être pris à bras le corps. Même son de cloche du côté de la commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, pour qui « les citoyens comprennent que l'austérité est nécessaire ». Elle s'est toutefois inquiétée de la montée du nationalisme et des extrémismes, l'un des « grands défis » actuels.
De son côté, M. Rehn a rappelé que la Commission tentait d'agir sur deux fronts, celui de la croissance et celui de la consolidation des finances publiques. La Commission a donc préconisé l'octroi d'un délai supplémentaire pour réduire les déficits à certains États, pour leur permettre d'utiliser cet espace pour entreprendre des réformes structurelles. La Commission examine également la possibilité, qui serait offerte aux pays ne faisant pas l'objet d'une procédure pour déficit excessif (comme l'Italie), d'exclure du calcul du déficit public certaines dépenses liées au cofinancement de projets/programmes soutenus par des fonds européens. « Nous essayons de conclure (ce travail) dans les semaines à venir », a juste expliqué M. Rehn. (EL)