Bruxelles, 27/06/2013 (Agence Europe) - Un accord est un accord, a rappelé mercredi 27 juin l'eurodéputé allemand Matthias Groote (S&D) qui préside la commission de l'environnement du Parlement européen. Par ce message adressé à Angela Merkel, il exprimait ses préoccupations face aux informations faisant état d'une intervention personnelle de la chancelière allemande pour tenter d'empêcher, au sein du Comité des représentants permanents des États membres (Coreper) le vote d'approbation de l'accord politique conclu en trilogue deux jours plus tôt sur les modalités de réduction des émissions de CO2 des voitures neuves particulières à l'horizon 2020 et au-delà (EUROPE n° 10874 ).
« La chancelière Merkel devrait comprendre qu'un accord est un accord. Après des négociations très difficiles, nous sommes parvenus à un accord qui fait déjà le maximum pour répondre aux préoccupations de l'industrie automobile. Les tentatives unilatérales de faire dérailler l'accord ne feront que saper nos efforts pour offrir aux consommateurs des voitures économes en carburant et pour agir contre le changement climatique », a déclaré l'eurodéputé.
L'accord politique interinstitutionnel (Parlement européen, Conseil de l'UE, Commission européenne) qui doit être formellement approuvé par le Conseil et par le Parlement pour être définitif et permettre un accord en première lecture sur le nouveau règlement européen, confirme l'objectif de 95 grammes de CO2/km comme limite maximale d'émission moyenne pour la flotte de voitures particulières neuves vendues dans l'UE à l'horizon 2020 et donne une indication pour les réductions supplémentaires requises pour 2020-2025.
Le lobbying des constructeurs automobiles, et en particulier les constructeurs automobiles allemands, dans ce dossier, avait déjà été dénoncé par certains eurodéputés et par les ONG environnementales. L'intervention de la chancelière apporte de l'eau à leur moulin. (AN)