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Bulletin Quotidien Europe N° 10851
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) recherche

Une nouvelle stratégie industrielle de l'UE pour l'électronique

Bruxelles, 23/05/2013 (Agence Europe) - En présentant l'idée d'une nouvelle stratégie industrielle européenne pour l'électronique, jeudi 23 mai, la Commission européenne espère proposer un outil pour générer un investissement de 1,5 milliard d'euros par an, soit un peu plus de 10 milliards d'euros sur sept ans, dans les secteurs porteurs de la micro- et nanoélectronique. L'objectif de cette stratégie est d'en faire à terme un levier pour obtenir des investissements finaux de 100 milliards d'euros d'ici 2020, en vue notamment de « doubler notre production de puces informatiques, de sorte qu'elle atteigne près de 20% de la production mondiale », a expliqué la commissaire Neelie Kroes (Agenda numérique).

Cette nouvelle stratégie, qui pourrait être approuvée d'ici la fin de l'année par le Conseil de l'UE et le Parlement européen, vise à unifier les différentes stratégies nationales actuellement en place, dont le seul mérite est finalement d'avoir tenté de préserver une base industrielle électronique en Europe, estime une source européenne. Place donc aujourd'hui à une approche offensive, selon la Commission. Si un règlement européen est adopté en juin sur les partenariats public-privé, la voie sera dégagée pour mettre en place en 2014 un des éléments clés de la stratégie, à savoir une levée de 10 milliards d'euros. Cette enveloppe sera composée de 5 milliards de fonds privés et de 5 milliards d'argent public, dont environ 1,6 milliard en provenance du prochain programme-cadre pour la recherche et l'innovation 'Horizon 2020'.

Comme l'indique la Commission, « la stratégie s'articulera autour de trois grands axes complémentaires: réduire le coût des puces (passage aux plaquettes de silicium de 450 mm, celles-ci étant la matière première des puces), accélérer leur production («More Moore») et les rendre plus intelligentes («More than Moore») ». En même temps, la Commission propose de renforcer la coopération des trois plus importants pôles électroniques existants en Europe, à savoir ceux de Dresde (Allemagne), d'Eindhoven (Pays-Bas)-Louvain (Belgique) et de Grenoble (France), avec plusieurs autres pôles au Royaume-Uni, en Autriche, en Irlande et en Italie.

Les deux secteurs de la micro- et nanotechnologie emploient en Europe près de 200 000 personnes et représentent 10% du marché mondial. Ce sont deux secteurs qui ont connu depuis 2000 une croissance stable de 5% du PIB, une tendance plutôt rare dans le contexte actuel. Mme Kroes n'a cessé de souligner que ce sont certes des secteurs de niche, mais les bénéfices qu'ils dégagent se propagent dans de nombreux autres secteurs: « De la communication à la santé, de l'énergie au transport, tous les secteurs de notre économie, tous les défis de notre société, peuvent utiliser et tirer profit des innovations électroniques. » (JK)

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