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Bulletin Quotidien Europe N° 10851
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) chypre

La Commission européenne prête à assister techniquement Nicosie

Bruxelles, 23/05/2013 (Agence Europe) - La reprise économique de Chypre « va nécessairement prendre du temps », c'est pourquoi il n'y a pas de temps à perdre, a estimé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, jeudi 23 mai à l'issue d'une rencontre avec le président chypriote, Nicos Anastasiades. « La situation à Chypre a prouvé que les retards sont coûteux et que ceux qui en souffrent le plus sont les citoyens », a-t-il estimé. Et d'appeler d'une part à une mobilisation rapide et efficace des fonds de l'UE disponibles pour l'île afin d'« aider Chypre à faire face aux conséquences sociales du choc économique », et félicitant d'autre part les autorités de l'île pour avoir mis en œuvre toutes les actions prioritaires qui ont permis la semaine dernière à l'Eurogroupe de donner son feu vert au versement d'une première tranche de prêt.

L'assistance à laquelle se réfère M. Barroso se voudra avant tout technique puisque, comme il l'écrivait à M. Anastasiades en avril dernier, il est impossible d'allouer une enveloppe plus importante à l'île, puisqu'il ne reste aucune marge disponible (EUROPE n° 10828). Le 'groupe de soutien' mis sur pied par la Commission visera à travailler de concert avec les Chypriotes pour s'assurer que les fonds soient reprogrammés vers les secteurs où ils seront les plus efficaces, optimisant aussi l'utilisation des financements disponibles pour l'île. Il sera également question d'une expertise technique destinée à soutenir Chypre dans la réalisation des objectifs du programme d'ajustement, programme qui est le moteur principal « d'un nouveau départ pour l'économie chypriote » dont elle a besoin, la situation dans laquelle elle s'était retrouvée étant « insoutenable », aux yeux de M. Barroso.

Le président chypriote a accueilli favorablement cette décision de mettre sur pied un groupe de soutien. Comme il l'avait fait la veille après s'être entretenu avec le président du Parlement européen, il a souligné qu'il était important que les Européens aient reconnu les efforts de son gouvernement et de ses citoyens.

Après le Sommet européen et les contacts bilatéraux qu'il a eu avec ses partenaires, M. Anastasiades avait déclaré qu'il en ressortait que « les leaders Européens reconnaissent que Chypre à besoin de la solidarité de l'Europe ». Une solidarité qui, à ses yeux, n'avait pas été manifestée lors des réunions de l'Eurogroupe sur le plan d'aide.

Chypre « est et restera fermement ancrée dans l'UE », a assuré M. Barroso. M. Barroso a enfin insisté sur l'importance de ne pas perdre de vue la nécessité de faire avancer les discussions sur la réunification de l'île afin d'aboutir à un accord final « tant attendu par les Chypriotes et aussi très important pour nous ». (EL)

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