Bruxelles, 15/05/2013 (Agence Europe) - Si dans les jours qui ont suivi l'accord sur le plan d'aide chypriote, des mesures de restriction du mouvement des capitaux ont été introduites, les semaines qui ont précédé auraient quant à elles été coûteuses, selon un rapport préparé par les banques Laiki et Bank of Cyprus (BoC) pour les députés chypriotes, qu'a obtenu Reuters.
3,6 milliards d'euros auraient été retirés en deux semaines par les grands déposants et redirigés à l'étranger pour la plupart. L'analyse faite par Reuters montre qu'à la suite de l'Eurogroupe du 4 mars, au cours duquel le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, avait refusé d'écarter l'hypothèse d'une implication des déposants dans le cadre du plan, 315 millions d'euros ont quitté les deux banques.
Les mesures restreignant les mouvements de capitaux devraient être davantage et substantiellement assouplies dès vendredi, a indiqué la Banque centrale chypriote, rapporte le Cyprus Mail.
Chypre, un précédent pour S&P. Standard and Poor's a estimé que la mise à contribution des déposants dans le cadre de la recapitalisation bancaire constituait un précédent. D'après l'agence de rating, les événements chypriotes témoignent en effet de « la réticence des pays de l'Eurozone financièrement plus forts à utiliser les fonds de leurs contribuables pour recapitaliser des banques en dehors de leur juridiction ». (EL)