Le marché européen toujours en recul au premier trimestre 2013. - L'Association européenne des constructeurs a enregistré, au premier trimestre 2013, une chute des ventes d'automobiles de 9,7% dans l'Europe élargie (-11% pour l'UE). Le mois de mars a été le 18ème mois consécutif à enregistrer une baisse du marché européen, avec un recul de 10,3%, soit 1,34 million d'unités vendues. Après une année 2012 catastrophique, 2013 ne s'annonce pas meilleure. Alors que la crise de l'automobile avait été marquée, à ses débuts, par un lourd repli des marques généralistes (Renault, Opel, Fiat, etc.) et le décrochage des pays de l'Europe du Sud, c'est au tour de l'Allemagne de donner des signes de faiblesse. Les résultats pour le marché allemand sont particulièrement décevants voire préoccupants. Le premier trimestre affiche à lui seul une chute des ventes de 12%, à 674 000 unités. Le marché est saturé mais a toujours réussi, jusqu'à présent, à enregistrer une moyenne de 3 millions de véhicules par an. Sur les trois premiers mois de l'année, seules 280 100 automobiles neuves ont été vendues. Ce sont les constructeurs « de masse » qui souffrent le plus: ainsi Volkswagen s'est effondré de 23% en mars et Opel est en recul de 16%. Les constructeurs de véhicules haut de gamme parviennent à garder la tête hors de l'eau: c'est le cas de BMW qui certes a enregistré un recul de -12% de ses ventes en mars mais limite la casse sur l'ensemble du premier trimestre (-3%). Porsche pour sa part continue d'afficher une santé insolente avec une hausse de ses ventes de 32% en mars. Sur l'ensemble du marché européen, certains constructeurs déjà très affectés en 2012 continuent leur descente aux enfers. C'est le cas de PSA, dont les volumes plongent de 15,3% au premier trimestre, après une baisse des ventes de 12,9% en 2012. Ford s'effondre de 20,1% après une chute de 13% l'an dernier. D'autres marques, qui avaient résisté jusqu'ici, sont touchées à leur tour. C'est le cas de Volkswagen (-12,5% au premier trimestre), Toyota (-16,3%) et Nissan (-8,2%). Même si le second semestre devrait être meilleur, l'effondrement du marché devrait peser sur les objectifs communiqués par les constructeurs, prévoient les analystes. (IL)