Bruxelles, 06/05/2013 (Agence Europe) - L'Union européenne a appelé, le 6 mai, à éviter toutes les actions susceptibles de porter atteinte à la sécurité de la région, après qu'Israël a mené des raids aériens le week-end dernier en Syrie. « Nous suivons avec une grande préoccupation les récents développements dans et autour de la Syrie, qui risquent de faire glisser la région dans un conflit de plus en plus violent et en expansion. Nous appelons toutes les parties concernées à s'abstenir de toute action susceptible de porter atteinte à la situation de sécurité déjà extrêmement fragile dans la région », a souligné Michael Mann, le porte-parole de la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton. « Nous condamnons la violence dans la région et voulons éviter une escalade et un effet de débordement », a-t-il ajouté. Il a réitéré les appels de l'UE à toutes les parties à « s'engager sincèrement pour trouver une solution politique ».
L'UE préoccupée par la possible utilisation d'armes chimiques.
En réponse à une question d'EUROPE sur les déclarations de Carla del Ponte, de la Commission indépendante d'enquête de l'ONU sur la Syrie, concernant l'utilisation de gaz sarin par certains groupes de rebelles, le porte-parole a précisé que « l'UE est préoccupée par ces résultats présumés ». Réitérant l'appel de l'UE pour un accord rapide concernant une mission d'enquête de l'ONU pour déterminer si des armes chimiques ont été effectivement utilisées, il a précisé que « l'UE reste gravement préoccupée par l'utilisation potentielle et le transfert d'armes chimiques en Syrie ». L'Union rappelle au « régime syrien et aux autres parties, en cas d'utilisation, que les responsables devront rendre des comptes », a-t-il souligné.
L'UE condamne le « massacre » de Bayda.
Par ailleurs, Mme Ashton a condamné, le 4 mai, « dans les termes les plus forts (…) le massacre brutal par les forces armées syriennes et ses milices » dans la ville de Bayda, dans la province de Banyas, dans lequel une soixantaine de personnes, dont 14 enfants, seraient mortes. « Cet acte odieux montre la responsabilité du régime syrien dans le déclenchement des violences sectaires et l'escalade du conflit », a souligné son porte-parole dans son communiqué, rappelant la position ferme de l'UE selon laquelle « il n'y aura pas d'impunité pour les responsables de ces crimes ». (CG)