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Bulletin Quotidien Europe N° 10839
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) asie centrale

L'UE veut développer sa coopération

Bruxelles, 02/05/2013 (Agence Europe) - La Représentante spéciale de l'UE pour l'Asie centrale, Patricia Flor, a souligné, le 30 avril, l'importance que l'UE accorde à l'Asie centrale (Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan). « L'Asie centrale peut s'apparenter à une région éloignée mais elle est pleine de promesses et d'opportunités (…) C'est une région importante pour nous (…) la possibilité de coopération est très vaste », a-t-elle souligné lors d'une conférence à l'Institut européen des relations internationales. « C'est un carrefour, un point entre l'Asie et l'Europe, une région complexe avec beaucoup de défis », a-t-elle ajouté, précisant que face aux voisins russe et chinois, l'UE peut « équilibrer », « jouer un rôle » car elle est considérée comme plus « neutre ». Si l'UE s'est tardivement intéressée à ces pays, avec une stratégie qui date de 2007, elle est désormais prête à s'engager à long terme, selon Mme Flor.

De son côté, le conseiller politique de la mission d'Ouzbékistan auprès de l'OTAN, Gayrat Fazilov a, précisé que « l'Union joue un rôle important pour une Asie centrale plus sûre, plus prospère, développée », et que son pays souhaite renforcer sa coopération dans tous les domaines d'intérêt commun.

La sécurité en ligne de mire. Si l'UE a pour but principal d'aider à construire une alliance régionale entre les pays, l'Union y a aussi des intérêts personnels. « La région a beaucoup à offrir à l'Union », a précisé Mme Flor, citant les ressources énergétiques, les infrastructures, les opportunités de transport, une population jeune et une croissance de l'économie. La stabilité, la sécurité de la région et la lutte contre les menaces communes (dont le terrorisme, le fondamentalisme et le trafic de drogue) sont aussi importantes pour l'Europe. L'UE souhaite d'ailleurs développer sa coopération dans ces domaines avec la mise en place d'un dialogue à haut niveau sur la sécurité dont la première réunion annuelle devrait avoir lieu en juin à Bruxelles. « L'objectif est de se mettre d'accord sur des projets concrets de coopération », a expliqué la Représentante spéciale.

L'Afghanistan et le départ des troupes du pays posent aussi question. Si selon M. Fazilov, « la situation reste instable et difficile à prévoir, personne n'a confiance en ce que la situation va s'améliorer, il y a un risque réel dans la région, le risque d'une situation hors de contrôle », pour Mme Flor, « même si on ne peut pas nier qu'il y a des risques, des menaces, il faut agir ensemble pour les éviter ». Elle a précisé, tout comme Sülün Aykurt Buchwalter de l'OTAN, que le retrait des forces ne signifie pas un départ de l'UE et de l'OTAN. Organisations qui coopèrent dans la région, pour éviter la duplication et ainsi le gaspillage des fonds.

Tout comme son collègue du SEAE, Pierre Borgoltz, Mme Flor a expliqué que l'idée est que les États membres et l'UE partagent leurs expériences, leurs bonnes pratiques avec leurs partenaires d'Asie centrale. Elle a souhaité que le Parlement européen et la société civile soient davantage engagés dans la région, que ce ne soit « pas seulement un dialogue entre gouvernements ». Mme Flor et M. Borgoltz ont rappelé l'importance de l'état de droit et des droits de l'homme. (CG)

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