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Bulletin Quotidien Europe N° 10839
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Modernisation du GTS ukrainien, une table ronde sans Gazprom

Bruxelles, 22/04/2013 (Agence Europe) - Le gaziez russe n'a pas confirmé sa participation à la table ronde organisée par la Commission le 3 mai sur la modernisation du système de transport gazier ukrainien (GTS).

À l'heure où nous mettions sous presse, jeudi 2 mai, Gazprom n'avait pas confirmé sa participation aux travaux qui seront présidés vendredi par le commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, et le ministre ukrainien de l'Industrie, Eduard Stavytsky. Le gouvernement russe sera pour sa part représenté par un membre de la représentation permanente de la Russie à Bruxelles. Le gazier ukrainien Naftogaz, les principaux groupes énergétiques européens et les institutions financières internationales seront représentés.

Négociations tripartites, Oettinger insiste. Si la Russie n'a toujours pas répondu à la proposition de l'UE, sur la table depuis deux ans, de négocier à trois, avec la Russie et l'Ukraine, la révision des prix du gaz russe à l'Ukraine, le commissaire Oettinger reste convaincu de l'intérêt de cette solution pour les trois parties. « L'Ukraine, la Russie et l'UE ont tous un intérêt dans l'avenir du GTS ukrainien. En 2012, 84 des 138 milliards de m3 de gaz russe destiné à l'UE ont transité par l'Ukraine. Nous devrions donc discuter ensemble des préoccupations de chacun et essayer de trouver la solution optimale, mutuellement bénéfique, plutôt que promouvoir une approche bilatérale qui exclut l'une des parties intéressées », insistait-il dans un entretien au média russe Interfax. « Les options possibles pour la coopération sur le GTS ukrainien doivent être discutées entre les trois parties en gardant à l'esprit les intérêts souverains de l'Ukraine », ajoutait M. Oettinger.

Kiev cherche depuis plusieurs années à faire baisser le prix du gaz qu'elle achète à la Russie qui a accepté de réviser son contrat gazier, mais à condition de pouvoir contrôler le réseau de gazoducs ukrainien. Les deux pays négocient la mise en place d'un consortium conjoint chargé de gérer ce réseau. (EH)

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