Bruxelles, 02/05/2013 (Agence Europe) - Les dirigeants des communautés chypriotes grecque et turque vont se rencontrer le 29 mai lors d'un dîner, a annoncé, le 30 avril, le conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour Chypre, Alexander Downer. Le dîner pourrait avoir lieu dans la résidence de la chef de la Force internationale de l'ONU chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP), Lisa Buttenheim. « Lors du dîner, le président nouvellement élu (de la République de Chypre Nicos Anastasiadis) aura la possibilité de rencontrer le leader des Chypriotes turcs Dervis Eroglu, mais des négociations entre eux ne sont pas prévues. Les choses doivent avancer progressivement », a précisé M. Downer à des journalistes à l'issue d'une rencontre avec M. Anastasiades.
La reprise des négociations devrait attendre. M. Anastasiades a précisé dans un communiqué qu'en raison de la crise économique que traverse Chypre, « nous ne pouvons pas mettre l'accent sur la question des négociations à l'heure actuelle. Nous le ferons, je l'espère, cet automne, parce que, maintenant, notre priorité est de faire face à la situation économique et apporter des réponses aux préoccupations des gens ». Précisant qu'il s'agit d'une « question de sequencing », le secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères, Andreas Mavroyannis, a expliqué à EUROPE le 25 avril qu'il souhaitait qu'un processus « à part entière » soit engagé « en été » ou « après l'été ». Il a ajouté que la résolution du problème de Chypre reste une « première priorité » pour la République de Chypre. De leur côté, plusieurs dirigeants chypriotes turcs ont précisé à EUROPE que les deux questions -crise économique et discussion sur la réunification- pourraient être gérées en parallèle.
M. Downer a aussi rencontré le Premier ministre de la République de Chypre du Nord, Irsen Küçük, le 26 avril, et les ministres des Affaires étrangères et d'autres officiels en Grèce et en Turquie. « Mes négociations avec les deux chefs de diplomatie (grec et turc) ont été très constructives. Les deux pays souhaitent trouver une solution équitable », a-t-il souligné, alors que les Chypriotes grecs considèrent que la clé de la solution est à Ankara.
L'île de Chypre est divisée depuis 1974 et 40000 soldats turcs sont présents dans la partie nord. (CG)