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Bulletin Quotidien Europe N° 10839
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SOCIAL - ÉDUCATION / (ae) social

Le PE propose un marché gagnant-gagnant à l'Espagne

Bruxelles, 02/05/2013 (Agence Europe) - Alors que l'Espagne s'attend à tomber dans une nouvelle récession, plus importante que prévue, jusqu'a 1,5% du PIB au lieu de 0,5%, une délégation du Parlement européen s'est rendue à Madrid pour proposer un marché: le gouvernement espagnol soutiendrait les députés dans les négociations interinstitutionnelles sur le Fonds social européen (FSE) et le Parlement ferait en sorte de donner un coup de fouet dans le déblocage pour l'Espagne des fonds de la garantie pour la jeunesse.

Avec un taux de chômage des jeunes espagnols qui atteint les sommets (55,9% en mars), soit le plus élevés en Europe apès celui des jeunes grecs (59,1% en janvier), l'Espagne peine à trouver un moyen de rééquilibrer ses comptes, tout en offrant des incitants pour favoriser la création d'emplois. Un programme « choc » a certes été adopté en mars, avec à la clé 3,5 milliards d'euros, dont un milliards provenant du FSE, pour lutter contre le chômage des jeunes. Mais pour la députée Pervenche Berès (S&D, française), qui a présidé la délégation parlementaire qui s'est rendue les 29 et 30 avril à Madrid, la qualité du dialogue social en Espagne « est un sujet controversé » et pose ainsi problème quant à l'efficacité des politiques de lutte contre le chômage, notamment des jeunes. « L'Espagne doit se demander pourquoi la qualité de son dialogue social ne lui permet pas de sortir de la crise », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Le programme du gouvernement de Mariano Rajoy comprend une centaine de mesures, dont notamment des allégements de charges sociales, un versement plus long des allocations de chômage en cas de lancement par le jeune d'une entreprise et la création, controversée, de 'mini-jobs' à l'image de ce qui se fait en Allemagne, à savoir des emplois à temps partiel, faiblement rémunérés (450 euros). Pour Mme Berès, c'est cependant la mise en place d'un mécanisme de garantie pour la jeunesse (EUROPE nº10834), qui doit entrer en vigueur dans les États membres à partir de 2014, qui permettra effectivement de faire baisser les chiffres du chômage. L'Espagne pourra d'ailleurs bénéficier, aux côtés de sept autres pays, de l'enveloppe totale de 6 milliards d'euros, dont 3 milliards à partir du FSE, prévue à cet effet dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020.

La délégation du Parlement est arrivée à Madrid avec une proposition: « L'Espagne doit mettre la pression sur le Conseil des ministres (de l'UE, NdlR) » pour obtenir, comme recherché par les députés, d'avoir une part fixe de 25% des fonds de cohésion pour le FSE (EUROPE nº10836). En contrepartie, le Parlement appuierait une distribution d'urgence de l'enveloppe de la garantie. Au lieu d'avoir des versements répartis sur plusieurs années, l'Espagne obtiendrait la plus grosse part du cofinancement européen dès le lancement de cette garantie pour la jeunesse. « Sinon, l'aide sera trop petite et viendra trop tard », a estimé Mme Berès. (JK)

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