Bruxelles, 30/04/2013 (Agence Europe) - Prenant note de l'annonce du nouveau gouvernement italien de coalition d'alléger - voire supprimer - la taxe nationale sur la résidence principale, la Commission européenne a aussi constaté, mardi 30 avril, que le Premier ministre italien, Enrico Letta, avait affirmé sa volonté de respecter les engagements budgétaires pour 2013 pris par le précédent gouvernement.
« Les objectifs budgétaires demeurent ceux qui ont été agréés. Le nouveau gouvernement a dit clairement qu'il entend respecter ces objectifs et continuer à œuvrer afin que soit abrogée la procédure pour déficit excessif » ouverte à l'encontre de l'Italie, a déclaré le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. Sur l'allègement - ou l'abrogation - de la taxe sur la résidence principale, « il faudra voir la façon dont il envisage de mettre en œuvre la nouvelle mesure », a-t-il ajouté, désireux d'en voir les détails dans les jours et semaines à venir avant de la commenter.
Juste avant la fin du mandat du gouvernement Monti, l'Italie avait négocié avec les services du commissaire Rehn la possibilité pour l'État de verser 40 milliards d'euros d'arriérés de paiements sur 2013 et 2014 aux entreprises sans compromettre sa sortie de la procédure pour déficit excessif (EUROPE n° 10821). Cette manœuvre était censée permettre à Rome de maintenir le déficit public italien à 2,9% du PIB. L'allègement - voire l'abrogation - de la taxe sur la résidence principale pourrait contraindre le pays à trouver entre 2 et 8 milliards d'euros supplémentaires.
M. Letta sera reçu par le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, jeudi 2 mai à Bruxelles. Vendredi, la Commission présentera ses prévisions économiques de printemps. (MB)