Bruxelles, 30/04/2013 (Agence Europe) - La révision de la recommandation de la Commission européenne sur les marchés pertinents, attendue dans les prochains mois, doit aboutir à une diminution du nombre de marchés soumis à la réglementation et à un changement fondamental des règles appliquées au haut débit. C'est l'avis de l'Etno, l'association qui regroupe les opérateurs historiques, dont les arguments reposent sur les résultats d'une étude réalisée par Plum Consulting, révélés le 25 avril lors de l'ETNO-MLex Regulatory Summit. « Le secteur européen des télécommunications est à la croisée des chemins (…) Nous avons besoin d'un marché européen unique des télécommunications. Achever le marché unique aurait un impact bénéfique sur le secteur et l'économie européenne dans son ensemble (…) Nous devons agir rapidement et sommes impatients de collaborer avec la Commission pour exploiter cette grande opportunité », a déclaré à cette occasion le président du Conseil d'administration de l'Etno, Luigi Gambardella.
Le secteur européen des télécommunications encaisse depuis plusieurs années une baisse de revenus et de compétitivité comparativement aux autres marchés mondiaux en croissance constante. Cette tendance doit être inversée avec la mise en place d'un cadre réglementaire plus stable, plus favorable aux investissements et plus visionnaire, plaide une nouvelle fois l'Etno. Selon l'étude de Plum Consulting, la révision de la recommandation, dont la dernière mise à jour date de 2007, doit réduire le nombre de marchés soumis à la réglementation, en particulier le marché de détail pour l'accès au réseau téléphonique fixe qui ne souffre d'aucun problème concurrentiel. Une nouvelle approche doit, par ailleurs, être adoptée pour réglementer l'accès de gros aux réseaux haut débit, qui prenne en compte toute les plateformes concurrentielles existant au niveau de l'accès de détail (y compris les réseaux mobiles par câble et de nouvelle génération), en accord avec le principe de la neutralité technologique. Les régulateurs nationaux doivent aussi être chargés de déterminer les différences géographiques au sein d'un marché national afin de se concentrer sur la réglementation dans les zones non concurrentielles. « Cette révision doit être suffisamment prévoyante pour prendre en compte la concurrence croissante de nouvelles applications en ligne et des plateformes alternatives. La nouvelle approche réglementaire devrait être flexible et se concentrer sur les réels goulets d'étranglements », a expliqué le directeur de l'Etno, Daniel Pataki. (IL)