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Bulletin Quotidien Europe N° 10838
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) cohÉsion

Cliché détaillé des fonds structurels en Grèce par la task force

Bruxelles, 30/04/2013 (Agence Europe) - La Grèce serait sur la bonne voie en matière d'absorption des fonds structurels (56,1%), plaçant le pays au dessus de la moyenne européenne (49,9%), selon le dernier rapport trimestriel de la task force pour la Grèce (publié lundi 29 avril, EUROPE n° 10837). Une avancée non négligeable, saluée par le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, alors que « les fonds de la politique de cohésion sont la source la plus précieuse d'investissement, dans le contexte d'une récession sévère et prolongée et de la crise financière en Grèce », rappelle le rapport. La task force se félicite aussi du fait que « le gouvernement ait continué à mettre en œuvre les programmes, en dépit de l'impact négatif des contraintes de liquidité sur la mise en œuvre de projets ».

Le taux d'absorption au dessus de la moyenne des 27 est principalement dû au recours au Fonds européen de développement régional (FEDER), utilisé à 60,6% contre 51,05% en moyenne en Europe, et au Fonds de cohésion, utilisé à 55,16% contre 42,06% en moyenne en Europe, selon les chiffres de la Commission. Seul le Fonds social européen serait à la traîne, avec 46,3% d'absorption (moyenne européenne de 54,01%), laissant la Grèce derrière les deux tiers des États membres en bénéficiant. Le commissaire Hahn juge toutefois ces chiffres globalement « encourageants », et se dit « prudemment optimiste », précisant que « plus encore peut être fait pour tirer profit des bénéfices des fonds structurels européens ».

Il assure également que « mes collèges dans les services de la Commission et moi-même travaillons en étroite collaboration avec les autorités grecques pour assurer que tous ces bénéfices soient ressentis par les gens ordinaires et les entreprises dans la sortie de crise ». L'accent est notamment mis sur les 181 projets retenus dans la liste prioritaire (passée en revue fin mars, et laissée en l'état). « Ce sont des projets identifiés en tant que domaines clés où les investissements européens vont avoir un impact positif et significatif sur la croissance. Mais nous ne recherchons pas un impact rapide, nous avons besoin d'une croissance durable à long terme, débouchant sur des emplois en fin de compte », explique encore le commissaire. Début mars, sur ces 181 projets, 15 ont déjà été conclus, 70 doivent être accélérés, 15 autres risquent bien de ne pas être conclus à temps, et un a déjà été supprimé. Il n'est pas exclu que 34 soient complétés sur la période de programmation suivante, 2014-2020, estime la task force.

Dans son rapport, elle note en outre que le nombre de « projets dormants », sans appel d'offres dans les six mois suivant leur approbation, a été réduit de près de moitié entre juillet 2012 et janvier 2013 en réactivant ou supprimant ces projets (de 924 à 467). Par ailleurs, des efforts notables ont été réalisés pour relancer les travaux de quatre concessions autoroutières, maintes fois retardés. Enfin, un premier train de mesures pour simplifier les procédures de contrôle et de gestion des Fonds structurels a été mis en place ces derniers mois en Grèce, afin d'accélérer la mise en œuvre de projets et les paiements. D'ici l'été, les travaux en la matière devraient être conclus (le même travail devrait aussi être entrepris pour la prochaine période de programmation 2014-2020 d'ici fin juin).

Toutefois, le rapport de la task force avertit que, malgré l'accumulation de bonnes notes, le pays n'est pas à l'abri du désengagement de l'argent européen pour plusieurs programmes à la fin de l'année. (MD)

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