Bruxelles, 30/04/2013 (Agence Europe) - Dans ses conclusions du Sommet de printemps, le Conseil affirmait « la nécessité de prendre en compte la situation particulière des îles ». En l'absence de précisions, députés européens et élus des territoires insulaires détaillent leurs revendications dans une déclaration commune, adoptée lors d'un événement au Parlement européen le 23 avril, organisé par la Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM) et le député François Alfonsi (Verts/ALE, français). Soumise à la Commission, au Conseil et aux États membres insulaires, la déclaration déplore la prise en considération toujours insuffisante des territoires insulaires et de leur handicap naturel et démographique (pourtant mentionné dans l'article 174 du traité). Les signataires demandent que la contrainte de la limite des 150 km pour les frontières maritimes soit levée. Aussi, demandent-ils qu'une réflexion plus poussée soit entamée à propos des critères territoriaux qui seraient pris en compte pour la période de programmation post-2020, voire qu'ils soient déjà introduits dès la révision à mi-parcours de la prochaine programmation 2014-2020. Enfin, une stratégie pour la mise en œuvre des objectifs UE 2020 dans les îles, « Island 2020 », devrait être prise en compte dans le budget 2014. En effet, selon le député Alfonsi « pour les îles, dans la stratégie UE 2020, à travers les propositions actuelles de la Commission et du Conseil, le compte n'y est pas ! Il faut obtenir qu'une stratégie Island 2020 soit mise en place ». (MD)