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Bulletin Quotidien Europe N° 10838
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INSTITUTIONNEL / (ae) commission

La démission de Dalli était politique, selon la Commission

Bruxelles, 30/04/2013 (Agence Europe) - L'ex-commissaire européen à la Santé, le Maltais John Dalli, a été contraint à la démission car sa position était devenue « politiquement intenable » après sa mise en cause dans une enquête de l'OLAF (Office européen de lutte antifraude), a affirmé mardi 30 avril une porte-parole de la Commission européene. Cette démission est contestée par certains groupes politiques du Parlement européen, qui dénoncent l'absence de preuves à charge contre l'ancien commissaire dans le rapport adressé par l'OLAF à la justice maltaise (voir autre nouvelle plus bas).

L'OLAF a agi après une plainte d'un producteur suédois de tabac, Swedish Match, qui dénonçait le fait qu'un entrepreneur maltais l'avait approché en faisant valoir ses contacts avec M. Dalli pour influencer une proposition de loi sur les produits du tabac moyennant le versement d'une somme de 60 millions d'euros.

L'enquête de l'OLAF « n'a pas permis de trouver de preuve concluante sur une participation directe de M. Dalli comme instigateur ou comme commanditaire d'une demande d'argent », souligne le rapport. Mais l'OLAF a considéré que le commissaire était informé des démarches de l'entrepreneur maltais et n'a rien fait pour les contrer.

La décision du président de la Commission européenne de lui demander de démissionner le 16 octobre 2012 a été motivée par des « raisons politiques », car son maintien en fonction comme commissaire était devenu « politiquement intenable », a expliqué mardi la Commission. Le dossier est désormais entre les mains de la justice maltaise dont les conclusions seront sans incidence sur la décision du président de la Commission, a-t-elle précisé. Les deux procédures « ne doivent pas être mélangées », a-t-elle insisté. « M. Dalli bénéficie de la présomption d'innocence jusqu'à ce que la justice de Malte statue », a-t-elle souligné. Elle s'est refusée à tout commentaire dans le cas où M. Dalli serait innocenté. La Commission a par ailleurs rejeté les appels à la démission du directeur général de l'OLAF, soupçonné d'avoir manipulé l'enquête à l'origine du limogeage de John Dalli. (LC)

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