Bruxelles, 30/04/2013 (Agence Europe) - Deux tiers des prestataires de soins de santé en Europe dénoncent un manque de partage des informations dans leur secteur. C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le cabinet d'études Coleman Parkes en partenariat avec le groupe Ricoh Europe. Cette étude met en évidence les défis qu'il reste à relever pour rendre les services de soins de santé plus efficaces grâce au recours aux TIC.
Intitulée « Indice de gouvernance documentaire Ricoh 2012 », l'étude explique comment les nouvelles technologies ont un impact sur la façon de travailler en Europe, notamment dans les soins de santé, l'éducation, la justice, les services publics et les services financiers. Elle met en lumière la manière dont la gestion de l'information est gérée, y compris les processus liés aux documents sensibles qui sous-tendent toutes les opérations comme les finances, les ressources humaines et l'accès aux dossiers des patients. En matière de soins de santé, l'étude révèle que 81% des professionnels déclarent que leurs établissements investissent dans les nouvelles technologies afin d'être plus productifs et de permettre le travail à distance. Toutefois, seuls 41% déclarent avoir surmonté le défi du partage des informations en interne et 62% pensent que celui-ci est plus compliqué ou tout simplement le même qu'en 2009. Ces chiffres soulignent les défis en matière de partage de l'information dans le secteur des soins de santé qu'il reste à relever et la distance qu'il reste à parcourir pour atteindre les objectifs fixés par la Commission européenne afin d'améliorer l'efficacité des systèmes de santé à travers l'Europe. Dans son paquet « Investissement social », présenté le 20 février dernier, la Commission recommande en effet la rentabilité « par l'innovation judicieuse et par le développement d'outils permettant de mieux évaluer la performance des systèmes de santé ». Par ailleurs, les dépenses effectuées pour acquérir de nouveaux outils technologiques ne sont pas toujours pertinentes: 78% des répondants déclarent que leurs entreprises investissent dans les nouvelles technologies avant de réaliser la fonctionnalité des outils existants. Et une fois ces investissements réalisés, 32% des employés estiment qu'ils ne reçoivent pas une formation adéquate en fonction de la nouvelle technologie mise en œuvre. Enfin, malgré les investissements dans les nouvelles technologies comme les tablettes et les terminaux personnels, 38% pensent que leur introduction a rendu le processus de gestion des informations critiques encore plus compliqué qu'il ne l'était auparavant. L'enquête a été réalisée auprès d'un millier de professionnels en Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suède, Finlande, Norvège, Danemark, Espagne, Suisse, Royaume-Uni et Irlande. (IL)