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Bulletin Quotidien Europe N° 10832
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'UE assouplit l'embargo sur le pétrole

Luxembourg, 22/04/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des 27 ont décidé, lundi 22 avril, d'assouplir certaines sanctions de l'UE liées au pétrole prises à l'encontre de la Syrie, afin d'aider la population civile et de soutenir l'opposition. Ainsi, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser trois types de transactions: les importations de pétrole et de produits pétroliers, et l'exportation vers la Syrie de technologies essentielles destinées aux secteurs du pétrole et du gaz, y compris, dans ces contextes, « la fourniture de financements et de produits d'assurance », et les investissements dans l'industrie pétrolière syrienne. Pour approuver une transaction, les États membres devront d'abord consulter la Coalition et s'assurer qu'elle ne permet pas de contourner les sanctions de l'UE contre la Syrie, dont le gel des avoirs imposé à certaines personnes et entités. Ces mesures seront publiées ce 23 avril au Journal officiel et le règlement d'application devrait être présenté cette semaine par la Commission.

L'embargo de l'UE sur les importations de pétrole et de produits pétroliers de Syrie datait de septembre 2011. Aucune décision sur l'embargo sur les armes n'a par contre été prise. Mais l'Allemagne semble avoir assoupli sa position, son ministre, Guido Westerwelle, précisant que Berlin semble désormais disposée à ne pas s'opposer si un ou deux pays veulent livrer des armes. Il a cependant rappelé le risque qu'elles tombent entre de mauvaises mains.

En amont du Conseil, le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a précisé que la démission la veille du président de la Coalition, Mohamed Moaz Al Khatib, ne change pas le soutien que porte l'UE à cette coalition. Inquiet de cette démission, le ministre belge, Didier Reynders, a appelé la coalition à être mieux organisée et inclusive. Il a aussi fait part de ses préoccupations concernant les jeunes Européens qui partent en Syrie rejoindre les rangs de groupes rebelles, certains extrémistes. Les ministres ont demandé à la Commission comment il est possible de faire prendre conscience aux jeunes des risques qui existent, a précisé le ministre luxembourgeois Jean Asselborn.

Soulignant la situation humanitaire, le Suédois Carl Bildt a souhaité que le Conseil de sécurité des Nations unies vote une résolution demandant le respect du droit humanitaire, que ce soit du côté du régime ou de l'opposition. Selon M. Asselborn, les discussions ont fortement porté sur l'aide humanitaire. Il a aussi appelé au respect du droit international, et souligné les conséquences pour la région. (CG)

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