Bruxelles, 22/04/2013 (Agence Europe) - Une des priorités de la présidence grecque de l'UE au premier semestre 2014 sera la mobilité, qu'elle soit interne à l'UE ou clandestine, a indiqué, le 21 avril à EUROPE, le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Dimitris Kourkoulas. « En tant que priorité politique, nous comptons mettre l'accent surtout sur ce qui préoccupe davantage nos citoyens », a-t-il expliqué lors d'une interview, mettant en avant la croissance et l'emploi, le renforcement de l'architecture de l'Union économique et monétaire pour laquelle il compte continuer à accélérer les efforts, et la mobilité. « La troisième problématique, qui est à notre avis très importante, est la mobilité humaine, aussi bien la mobilité interne de l'UE que le problème de la migration et la gestion de ce phénomène au niveau européen », a-t-il expliqué. « Nous estimons que c'est un problème qui ne peut pas être résolu par des actions uniquement nationales, on a besoin d'une politique plus cohérente au niveau de l'UE, ce n'est pas seulement un intérêt pour la Grèce mais aussi pour l'UE. Cela préoccupe nos citoyens », a-t-il ajouté. Il a souligné que le règlement Dublin II devrait être révisé sous présidence grecque. « On a besoin d'avoir une position commune avec tous nos partenaires. Nous estimons qu'il faut renforcer l'aspect de la solidarité européenne sur la gestion de Schengen. (…) Pour l'immigration clandestine, il y a déjà des politiques de l'UE, des actions communes qui sont très importantes mais à notre avis, il faut renforcer ces politiques », a souligné le ministre.
Il a précisé qu'il reste du temps pour finaliser les priorités. M. Kourkoulas a aussi souligné que son pays est en coopération « très étroite au sein du trio (de présidences), avec l'Irlande et la Lituanie », avec lequel Athènes a développé le programme législatif de leurs 3 semestres de présidence (1er janvier 2013- 30 juin 2014).
Une présidence dans une période de transition. Le ministre des Affaires européennes a rappelé que la présidence grecque coïncidera avec une période de transition pour l'UE, avec les élections européennes en mai, puis un renouvellement de l'autorité politique. « Ce sera une période transitoire, une période de réflexion sur l'avenir de l'UE, une période où l'UE doit renforcer ses efforts pour montrer aux citoyens européens qu'elle est capable de faire face à la crise actuelle, qu'elle a les instruments nécessaires - ce n'était pas toujours le cas dans les années précédentes - pour faire face à la crise et garantir le modèle européen », a-t-il expliqué précisant que c'est « une responsabilité lourde pour la présidence grecque ». Il a espéré que lors de sa présidence, la Grèce sera « plus près de la sortie du tunnel », soulignant qu'il y a déjà des signes encourageants. « La crise n'est pas derrière nous mais on est plus près de la sortie du tunnel que du début de la crise », a-t-il confié. (CG)