Bruxelles, 22/04/2013 (Agence Europe) - L'ambassadeur européen à Alger, Marek Skolil, a consulté en milieu de semaine dernière la société civile algérienne afin de l'associer à l'élaboration - en cours - d'un plan d'action dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV). Une rencontre formelle de discussions, la troisième, serait programmée avant l'été. Cette consultation a eu lieu sous l'égide du Conseil national économique et social (CNES) et a regroupé, selon l'agence de presse locale, des associations et organisations professionnelles et syndicales.
Le chef de la délégation de l'UE a rappelé que « les objectifs du plan d'action devraient être concentrés sur le renforcement du dialogue autour de certaines problématiques socio-économiques, notamment l'emploi, la diversification de l'économie, l'environnement, l'eau et les transports. Grâce, dit-il, à la PEV rénovée, nous disposons aujourd'hui d'instruments nouveaux - à travers des agences européennes spécialisées - à même de renforcer davantage la coopération entre les deux parties ».
« Nous voulons intégrer cette nouvelle politique européenne mais nous y allons selon une cadence et un agenda négociés » avec le partenaire européen, a affirmé Mohamed-Seghir Babès, le président du CNES.
Les médias algériens rappellent que l'Algérie, dont l'accord d'association a été signé en 2002, s'était, jusqu'à fin 2012, montrée réticente à s'intégrer à cette politique, « la jugeant contraignante », notamment en matière de mobilité. Un représentant du ministère des Affaires étrangères, Ali Mokrani, directeur de la coopération avec l'UE et les institutions européennes, présent à la rencontre organisée par le CNES, a affirmé que l'Algérie « veut construire des relations de bon voisinage avec l'UE basées sur une meilleure circulation des marchandises, des idées et des personnes » et sur la garantie d'un bon traitement de la communauté algérienne en Europe. Elle doit, en outre, « nous accompagner par le transfert technologique, des bonnes pratiques et des investissements » dans une Algérie qui entend, selon ce responsable, discuter sur « un pied d'égalité ». (FB)